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Tome sixième.
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des Insectes. X. Mem. 34.1hauteur, & peuvent aller à la rencontre i’une de l’autre,comme font les dents des chenilles, & celles de divers au-tres insectes : elles sc croisent pourtant plus souvent f unel’autre près de leur pointe *, qu’elles ne íe rencontrent par * EI. 32. 6g,leur pointe même. Depuis la base jusque par-delà les deux c> e ‘tiers de fa longueur, chaque corne est à peu-près droite,

& ne différé pas beaucoup en largeur ; elle est plus largequ’épaiffe; mais depuis les deux tiers de leur longueur,elles se courbent l’une vers l'autre, & diminuent insensi-blement de grosseur jusqu a leur extrémité qui est unepointe très-fine, & où sc trouve pourtant i’ouverturequi tient lieu de bouche, celle par où passe tout ce quisert à nourrir le petit animal. Du bord du côté intérieurde chacune partent trois grandes pointes, des especesd’épines * qui leur donnent quelque ressemblance avec *Pî. 33*%*les cornes du cerf-volant: dans l’intervalle que laissent en- àc .^' 5 * *tr’elles deux des grandes épines, il y en a deux beaucoupplus courtes.

Nous reviendrons à examiner les particularités de lastructure de ces cornes, après que nous aurons vû le for-mica-leo en faire usage: il ne peut sc nourrir que du gibierqu’il attrape; mais il ne joindroit pas à la course les infectesqui marchent le plus lentement : ce n’est pas que fa marchesoit d’une lenteur excessive, c’est qu’il ne pourroit la diri-ger vers ceux qu’il voudroit atteindre; il neíçait aller qu’àreculons. Cependant il parvient à sc saisir des insectes lesplus agiles, au moyen de la ruse qui lui a été apprise. IIsçait disposer le lieu où il se fixe, de maniéré que le gibiery vient tomber entre ses cornes qui l’attendent. II se loge& se tient tranquille au fond d’un trou fait en entonnoir*;il y est caché sous le fable au-dessus d u quel s’élevent feu-lement ses deux cornes * autant ouvertes, c’est-à-dire, *Fig.i 3 .c,soautant écartées l’une de i’autre qu elles le peuvent être :

Vu iij

* pi. 32.6g.

12 & 13.