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Tome sixième.
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des Insectes. X Ment. 369

visqueuse qui iipit ensemble les grains de fable qui donnentde îa íbiidité à la coque, & qui en forment 1 extérieur: iíïic fa dit que parce qu’il a cru que cela devoit être ainsi,car il n’a jamais vû íe corps d’un formica-leo enduit decette liqueur; il auroit dû, ce me semble, penser aux in-convénients qui en seroient à craindre. II en arriveroitque les grains de fable ou de terre seroient collés contrela peau de cet insecte, qu’ils lui fòrmeroient un fourreau,un moule exactement appliqué fur lui, & qui lui seroitadhérent: l'infecte alors ne se trouveroit pas, comme ila besoin de íe trouver, dans une cellule où il ait la libertéde sc donner quelques mouvements. Ce n’est point, pourainsi dire, au hazard que s'échappe la liqueur qui attacheles grains ensemble. M. Poupart avoit très-bien vû la filièreque nous avons décrite ci-devant, il avoit mis des formica-leo dans la nécessité de lui montrer que c’est avec cettefilière qu’ils tapissent l'intérieur de leur coque : après enavoir tiré de dessous le fable où ils avoient commencé àtravailler à leur coque, il les avoit posés fur une couchede fable si mince qu’ils ne pouvoierît s’cnterrer dessous ;M. Poupart, qui avoit sçu ainsi mettre le formica-leodans la nécessité de filer fous ses yeux, auroit dû penserque c’étoit avec de la foye qu’il parvenoit à lier les grainsde fable qui forment l’enveloppe solide de la coque.

II est vrai que quelque disposé qu’on soit à accorder dei’adresse au sormica-leo, on a d’abord quelque peine à ima-giner qu’il puisse parvenir à se faire la coque dont nous par-lons : il se trouve au milieu d’un tas de grains extrêmementmobiles, dont les supérieurs s’appuyent nécessairement furson corps; comment viendra-t-il à bout de ménager dansce fable une cavité plus grande que celle, que son corpspeut remplir, telle qu’est la cavité de l’intérieur de chaquecoque! Si on y prend garde, ía difficulté pourtant seTome VL Aaa