des Insectes. X . Mem . 375sieurs fois, & une fois eu ma présence; la demoiselle mon-tra toujours le même goût pour les morceaux de prune.
Quoique j’aye mis des mâles avec des femelles dans detrès-grands poudriers, je ne les y ai pu voir s accoupleravec elles. Les femelles ont pourtant besoin d etre fécon-dées peu de temps après leur transformation : elles laissentquelquefois un œuf dans leur coque, ce qui a été observépar M. Poupart. II paroît donc qu’après avoir pris l’essor,elles ne font pas long-temps à faire leur ponte : je ne sçaispas quel est à peu-près le nombre de leurs œufs, il ne doitpas être grand, car on leur en trouve peu dans le corps;aussi ont-ils une grandeur assés considérable, ils font longsde plus dune ligne & demie *, & n ont guéres plus dune * pi. 34 , %.demì-lignede diamètre où ils font le plus gros, vers leur 12 & *3'milieu. Au reste, ils font presque de petits cylindres unpeu courbés & dont les deux bouts font arrondis : leurcoque est dure; leur couleur approche fort de celle d’uneagathe pâle, excepté à un de leurs bouts qui est plus rou-geâtre que le reste, & même presque rouge, Nos demoi-selles les laissent un à un dans un terrein sablonneux,où, dès que le petit formica-leo est éclos, il íe fait unentonnoir d’une grandeur proportionnée à ses forces6c au volume de son corps : cet entonnoir est quelque-fois íi petit, qu’il ne peut être apperçu que par des yeuxattentifs.
Les mâles font plus petits que les femelles: si on presseL derrière de celles-ci, assés souvent on en fait sortir unmus; & si on presse le derrière des mâles, on fait paraîtreau -dessous de t anus * la partie charnuë qui doit opérer *Fig. ruk fécondation, & d’autres parties qui raccompagnent * *c,c.Propres à tenir saisi le bout postérieur du corps de la sé-Nielle. Après avoir pressé entre mes doigts de ces mou-ciïes de différents sexes, & sur-tout des mâles, je me fuis