Z76 MEMOIRES POUR L’HíSTOIREapperçu qu’il y étoit resté une odeur agréable de rose.J ai quelquefois trouvé la même odeur, mais plus foible/à des poudriers dans lesquels plusieurs de ces mouchesétoient renfermées.
Les petits yeux disposés en triangle fur la tête de plu-sieurs mouches, 6c qui font fur celle des demoiselles lesplus communes, manquent aux demoiselles clés formica-îeo, comme nous avons dit qu’ils manquoient à celles despetits lions.
Quoique je n’aye trouvé qu’une efpece de formica-leoaux environs de Paris, 6c depuis Paris jufqifau fond cítiPoitou, comme je lai dit au commencement de ce Mé-moire, je fuis pourtant persuadé qu’elle n’est pas la feulequi existe. M. le Marquis-de Caumont m’a envoyé une*PI. 34,.%. mouche des environs d’Avignon *, qui ne diffère pref-I 4" que que par fa grandeur, de la mouche du formica-leode ce pays, elle en a tous les caractères essentiels ; d’oùil y a lieu de croire qu’elle fort d’un formica-leo donti’eípece différé de celle du notre par fa grandeur. Unesemblable raison me porte à croire qu’il y a à Saint-Domingue une autre efpece de formica-leo, encore supé-rieure en grandeur à l’efpece que je suppose aux environsd’Avignon. Dans les envois d’infectes qui rn’ont été faitsde cette Iffe, paf M. du Hamel Docteur en Médecine, j’aiB Fîg. 15. trouvé une très-grande mouche * qui a tous les caractèresde celle dont il s agit actuellement.
L’efpece de formica-leo que M. Vallifneri a observée,ne doit pas être celle de ce pays, au moins s’il en a parléavec assés d’exactitude : il rapporte que ces insectes mar-chent le plus souvent à reculons, fur-tout lorfqu’ils fontirrités, Sc qu’ils ont peur ; ce qui suppose qu’ils vont aumoins quelquefois en avant, ce que les nôtres font dans fini'puissance de faire : ceux d’Italie ne semblent pas travailles
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