4.0B MEMOIRES POUR L’HlSTOIREnymphes, on se fourniraau Printemps, comme je 1 ai sait,d’un bon nombre de celles de quelque espece, qu’on jetteradans un bassin, ou qu’on tiendra dans des bacquets pleinsd'eau. Quand des dépouilles trouvées aux environs au-ront appris qu’il y a eu des nymphes qui se sont méta-morphosées, on examinera à différentes heures du jour lesbords de seau où son tient les autres, & on prendra celles quise seront rendues sur ces bords : elles y restent ordinairementquelque temps pour se ressuyer Sc sc sécher parfaitement,avant que de songera aller plus loin. C’est ainsi que je me fuismis à portée de voir autant de fois que je sai voulu, ce quise passe pendant la transformation des nymphes du prensterSc du second genre: ce que nous allons raconter en détail,regarde les unes & les autres.
La nymphe après être restée au bord de seau d’où elle estsortie, autant de temps qu’il lui en a fallu pour sc bien sé-cher, se met en marche, & cherche un lieu où les manœuvresqui doivent opérer le grand changement auquel elle sc pré-pare , se puissent faire commodément : souvent elle se déter-mine pour une plante sur laquelle elle grimpe ; après savoirparcourue, elle se fixe, soit contre la tige, soit contre unebranche, soit .même contre une feuille, quelquefois elles’attache à un brin de bois sec ; mais elle se place toujours latête enhaut, il lui est essentiel d’être dans cette position. Cequi ne lui est pas moins nécessaire, c’est de sc cramponner demaniéré que des efforts assés considérables ne soient pascapables de la faire changer de place. Elle y parvient fanspeine & fans industrie, car elle n’a qu’à presser le bout deses pieds contre le corps fur lequel elle veut s’arrêter : cha-* PI. 37 %. que pied est terminé par deux crochets roides*, Sc dont1 1 ik i H. j a pointe est si fine, qu’elle pénétré dans des plantes, dansdu bois, &c. qu’elle ne fait presque que toucher. J’ai sou"vent décroché des fourreaux d’où des demoiselles s’étoient
tirées,