des Insectes. XI. Mem. 409tirées, 6cj’ai admiré ensuite la facilité avec laquelle jelesaccrochois solidement contre des corps fur lesquels je lesposois fans les presser sensiblement.
Pour être en état de'répéter mes observations avec faci-lité , j'ai eu à la fois pendant plusieurs jours à la campagne,Un grand nombre de nymphes fixées dans un lieu où ilm’étoit aisé de les voir toutes d’un coup d’œil ; une des piè-ces d'une tapisserie de toile peinte d’une chambre très-bienéclairée, & la piéce qui étoit dans le plus beau jour, enétoit très-garnie. On apportoit fur cette piéce toutes lesnymphes qu’on avoit prises hors de.seau ; elles s'y trou-voient bien, & la plupart se cramponnoient à demeure, as-sés près de l’endroitoù on les avoit placées: aussi yavoit-iípeu d’heures dans le jour, où cette piéce de tapisserie nefournît un spectacle amusant & varié. Pour l'essentiel, lamétamorphose de ces nymphes en demoiselles n’a rien dedifférent de celle des criíàlides en papillons, 6c de celle dedifférentes autres nymphes en mouches, soit à deux, soit àquatre ailes: dans toutes c’est toujours un animal qui quitteUne dépouille fous laquelle étoient cachées, & hors d’état dese développer, des parties qui, quand elles font mises aujour, le font paroître tout autre qu'il n'étoit auparavant. Lamétamorphose dont il s’agit à présent, a pourtant ses parti-cularités que nous allons détailler.
La nymphe qui s’est fixée, 6c dont les cornéesparoissentbeaucoup plus transparentes quelles ne I’avoient paru jus-que-là, se tient tranquille: les mouvements par lesquels latransformation est préparée,se passent dans son intérieur:iepremier effet sensible qu’ils produisent, est de faire fendre en-dessus la partie du fourreau qui couvre le corcelet : par lafente qui s’y est faite , on voit une portion du corcelet de lademoiselle, cette portion qui s’éleve bien-tôt au-dessus desbords de la fente, se gonfle, &.fait ainsiioffice.de cointomc VI v F f f