432 MEMOIRES POUR L’HlSTOIREquelquefois suivi des yeux la même paire, qui n’en étoitqu’aux préludes, pendant un temps aisés long: je lui voyoisfaire'des tours de différents côtés : c’est toujours íe mâlequi dirige le vol, & qui peut-être cherche en lassant la fe-melle, à la rendre plus traitahle. De temps en temps lecouple descend avec vitesse tout près de la surface de seau,il s’en éloigne ensuite perpendiculairement avec la mêmerapidité ; c’est un manège qui est répété à bien des re-prises. II semble que le mâle conduise la femelle auprès deseau , pour lui montrer l’élément auquel elle doit confierlès œufs, Sc pour sengager à se prêter plutôt à la jonctionqui doit précéder le temps où elle s’en délivrera. Quelque soit le motif qui fait ainsi descendre le couple à diffé-rentes reprises, ce n’est pas fans risque qu’il descend si bas,des grenouilles font alors à saffût, en sautant elles s’éleventau-delíus de la surface de seau, pour attraper les demoi-selles qui volent auprès.
Après avoir suivi pendant quelque temps une paire ,dont l’une ód’autre demoiselle avoit le corps bien droit Scbien allongé, je voyois ensuite une autre figure à ce mêmecouple ; je distinguos très-bien le corps de la femelle re-courbé fous celui du mâle, alors {'accouplement étoitparfait, Sc l’étoit devenu en l’air. Mais dès que la fe-melle a pris la position où le mâle la íòuhaitoit, c’est à luià la soutenir entièrement, elle n’est plus en état d’agiterses ailes avec succès, aussi le couple ne continue-t-il paslong temps de voler : quand on en a apperçu en l’air un demouches ainsi unies , on le voit bien-tôt s’approcher de♦ Pl.41.fig. terre, Sc aller s’appuyer fur quelque plante*. Plusieurs sois1 '■ je me fuis rendu fur le champ dans sendroit où je savoi*vû se poser, j’ai toujours trouvé les deux mouches disp 0-fées à peu-près de la même maniéré ; le mâle tenoit f fiSjambes cramponnées ordinairement à une petite tige » ° u
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