des Insectes. XI. Mem . 433
a une branche , & quelquefois à un brin de bois sec; íòncorps * étoit ctendu en ligne droite, & dirigé presque *pi. 4.1.%,borisontalement, juíqu’assésprèsdu bout où ilíècourboit 1 '•en crochet *, pour passer sur la tête de la fémelle & lui tenir * c -le col íaisi; celle-ci íè trouvoit au- dessous du mâle, 6eavoit ion corps contourné en arc autant qu’il étoit nécessfaire pour que son bout s’appliquât contre le ventre dumâle, tout près du corcelet : le mâlen’étoit pourtant paschargé de tout le poids de íà fémelle, les ailes de cettedernière étoient en embas , & s’appuyoient par leur extré-mité fur des feuilles de gramen.
Les meilleurs observateurs ne font pas toujours assés engarde contre l’envie de deviner des faits, ni assés attentifs àfaire distinguer ceux qu’ils ne rapportent qu’après les avoirvûs, de ceux qu’ils ont imaginés en grande partie : c’est cequi est arrivé à Swammerdampar rapport à l’accouplementdont il vient d’être question ; quoiqu’il ne lait observéqu’en l’air, il en détaille des circonstances qui, fi ellesétoient réelles, n’auroient pu être vûës que dans le cas oùles préludes fe feroient passés fur terre, & extrêmementprès de celui qui les obfervoit. II fait faire à la fémelle desavances qui ne font nullement dans le goût de ces mouches;il nous dit quelle va avec ses jambes au-devant du bout duderrière du mâle, qu’elíe le saisit, & qu’elle le place sur soncol, où elle le retient avec ses deux premières jambes ; il afait représenter celles-ci passées fur la tête de cette mouche,
& presstnt doucement le bout du corps du mâle. Enfin lacourbure qu’il a donnée à la partie antérieure de la femelle,
& celle qu’il a donnée au corps du mâle dans le desseinqui les représente accouplés, ne font pas celles qu’onleur trouvera lorfqu’on les observera d’aussi près qu’il m’aété permis de le faire, & dont on a une image fur laquelleon peut compter, dans la fig. 11 planche 41 ; les demoisellesTome VI. I ii