des Insectes. XIL Mem . 469
aimées, pendant trois ou quatre jours ,une forte de Phé-nomène aux habitants des bords de la Seine, dont fontfrappés sur tout ceux qui logent nouvellement dans desmaisons situées fur les quais de Paris : un spectacle biennouveau, & bien peu attendu s’offre à leurs yeux, lorfqu'ensortant de leur maison le matin , ils voyent le pavé toutjonché dune espece de jolies mouches qui ressemblent àdes papillons, bien plus jonché de ces mouches qu’il nelest de Heurs dans les jours des processions solemnelies.
La couche des mouches est quelquefois assés épaisse pourcouvrir parfaitement le pavé : la terre n’est pas mieux ca-chée en hyver par la neige, qu’il lest alors par des mou-ches. Ce spectacle qui ne sçauroit manquer de paroîtreétonnant, lorsqu’on le volt pour la première fois, surprendde plus en plus quelquun qui raisonne, quand il le retrouvependant trois ou quatre jours de fuite. On peut même êtreinstruit de l’origine de ces mouches, fçavoir qu’elies vien-nent d'ínsectes qui après avoir pris leur accroissement dansseau, se sont métamorphosés pendant les nuits précé-dentes, & avoir cependant beaucoup de peine à concevoirque tant d’insectes ay en t pu sortir à la fois de lariviere,
& comme de concert. La difficulté qu’on se seroit faite,eût pu encore être augmentée, si son eût cherché de cesinsectes dans la riviere même, fans fçavoir assés où onles doit trouver ; il eût pu se faire que son n'en eût pasdécouvert un seul, où on les auroit cru entassés à mil-liers.
Us ne nagent dans seau que très-rarcment, & ce n'estpas dans seau même qu’il saut les chercher; ils ont des ha-bitations dans lesquelles elle entre , & où ils sont très-biencachés ; ils font de ceux qui se tiennent dans des trouspercés dans les bancs dune terre compacte *, qui fer- * pi.Vent à contenir la riviere. Pour examiner la forme ct la u
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