47 2 MEMOIRES POUR L’HíSTOIRE
ouvertures presque circulaires íbnt si proches i’une de í au-tre , on reconnoît qu’eiles appartiennent à un seul & même
* P1 - 4 -- % logement, & qu’une ouverture très-oblongue * tient lieu à
a ‘ tel autre des deux circulaires, & qu’eile est faite de deux des
* c - autres qui ont été réunies, parce que la cloison * qui les sé-
parait > a été emportée : on est, en un mot, bien - tôt en étatd'apprendre que íe logement de chacun de nos vers d'éphé-mères n'en est pas un aussi simple que le trou cylindriquedans lequel se tient un ver de terre, & que celui qu'habitele ver d'éphémère dont Swammerdam a donné une histoiredétaillée; le nôtre loge dans une cavité qui a deux bran-
* Fîg. 2. ol, ches*, dans une cavité semblable à celle qui se trouverait
0 l ' dans un tube de verre qu’on aurait plié en deux égale-
ment , en ramenant par le secours de la lampe, une de sesmoitiés s’appiiquer íiir l’autre : chaque trou est un tuyaudouble, ou, plus exactement, lin tuyau coudé. Pour s’af-íïìrer que leur structure est telle, on n’aqu’à couper la mottede terre de maniéré que la section passe par l’ouverture dedeux trous très-prochesl’unde l’autre, on met ainsi àdé-
* c /. couvert une languette de terre * qui sépare dans la plus
grande partie de leur étendue, les deux branches creusesJ’unedel’autre, mais qui ne les sépare pas jusqu’au bout: aufond du logement il y a un espace dont le diamètre est à peu-près égal à celui de chaque branche. L'habitation de notre*PI. 42- sig. ver d'éphémère est comme composée de deux pièces *:' l> oL l’avantage qu’il se procure en la faisant telle, est manifeste, ilpeut y entrer 6c en sortir ensuite sans être oblige d aller a re-culons, ou fans être obligé de se retourner bout pour bout,comme le font en pareil cas beaucoup d’autres insectes»qui ne pourraient y parvenir s’ils n’avoient donné au troudans lequel ils se tiennent, plus de diamètre que leur corpsn 'en demande pour se loger. Notre ver d’.éphémere a uneporte pour entrer chés lui,& une porte pour en
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