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490 MEMOIRES POUR l’HiSTOIREson corps, ses ailes, ses jambes, les longs filets qui lui fontune queue, du vêtement très-compoíé qui fournit unfourreau à chaque partie, & un fourreau dans lequel elleest pliílee ou au moins très-gênée. Les éphémères quivouloient se transformer, étoient souvent sur des mottesde terre que seau ne couvroit pas, & quelquefois à la sur-face de seau même. Dès qu’il s’étoit fait une fente au cor-celet, dès qu’une portion du corcelet avoit commencé àparoître par cette fente, le reste étoit achevé presque dansun instant. On ne s’attendroit pas qu’une mouche qui,quand^eile peut faire le plus d’ufage de ses ailes,estfoibieSc délicate, eût toute la force qu’a celle-ci pour finir unepareille opération : j’ai souvent tâché d’en arrêter les progrèspour mieux voir comment chaque partie étoit logée dansí’étui d’où elle étoit prête à sortir, j’ai saisi une mouchequi ne commençoit qu a dégager íà tête, j’ai pressé la-ie te dans l’instant même où elle venoit de se montrer;j’ai poussé la cruauté quelquefois jufqu’à l’applatir & l’é-craíèr entre nies doigts : la métamorphose que je vouloissuspendre, s’accompìissoit malgré moi. J’ai jette dans dei’efprit de vin des éphémères qui ne s’étoient tirées qu’enpartie de leur fourreau : elles ont achevé de se dépouil-ler dans cette liqueur si redoutable, & y ont péri fur lechamp. Trois filets* ou deux au moins qu’elles portent auderrière, plus longs que le corps, le corcelet & la tête prisensemble, Sc plus longs que les étuis dans lesquels ilsétoient logés, font ce qu’il y a déplus difficile à dégager rlorsque lephémere veut les retirer trop brusquement deleurs étuis, elle les casse quelquefois: plus souvent i’éphé-mere qui a fait sortir ses parties antérieures de leurs four-reaux particuliers, 6c dont les ailes se sont développées dansl’instant, est impatiente de faire usage de celles-ci : avantque de s etre défaite de fa dépouille > este s'éleye dans les