des Insectes. XII. Menu 489guéres que pour des observateurs quelle paraît. Ceciau reste, comme tout ce qui est de physique, peut varierentre certaines limites; auísi quand j’ai fixé 1 heure à la-quelle nos éphémères se métamorphosent, à huit heuresun quart, je n’ai voulu que faire entendre que c'est alorsqu elles commencent à paroître en aisés grande quantitépour í'e faire remarquer, il peut s’en trouver dont la trans-formation soit plus pressée. J’ai dit que j’avois vû volervers le coucher du soleil quelques éphémères fur la rivierede Seine, elles pouvoient être précoces par rapport à cellesqui vinrent près d’une heure plus tard ; peut-être pour-tant n etoient-elies pas de la même espece : c est surquoije ne scrois pas resté dans l’incertitude, si j’eusse pu en at-traper quelqu’une.
Toute courte qu’est la durée de la vie de ces mouches,elle suffit pour leur donner le temps de remplir la fin pourlaquelle elles font nées : elles ne paraissent au jour quepour perpétuer leur espece, ou plutôt, puisqu’elleduresipeu sous la forme de mouches, pour perpétuer celle desvers & des nymphes aquatiques dont elles sortent. Nousallons voir bien-tôt qu’à peine les éphémères font nées,quelles font prêtes à pondre, & qu’elles pondent; maisnous devons nous arrêter un instant à admirer la facilité6c la promptitude avec lesquelles elles naissent, c’est-à-dire,avec lesquelles elles se tirent de la dépouille de nymphe.Aucun des insectes que je comtois, n’exécute une opéra-tion li grande, qui semble devoir être si laborieuse,& quil’est réellement pour la plupart deux, avec tant d’ai-sanee 8c de célérité. Le bacquet dont j’ai parlé, & d au-tres que j’ai de même tenu pleins de mottes de terre bienpeuplées de nymphes, m’ont mis à portée d’obscrver ceque je n'eusse pas pu voir dans la riviere. Nous ne tironsguéres nos bras plus vite d’un habit, que 1 ephémere tireTome VL Q st st