494* Mémoires pour l’Histoire
i agathe.Tout le dessous du ventre & du corcelet est bían-cheâtre.
On croît bien que nos éphémères n’appartiennent nià la classe des mouches qui ont des dents, ni à la classedes mouches qui ont une trompe : quel usage pourroient-elles faire de celle-ci, ou de celles-là î Dès quelles doiventmourir si vite, il leur seroit fort inutile d avoir des instru-ments propres à préparer & à ramasser des aliments. Quatreou cinq petites barbes font pourtant couchées au-dessousd’une ouverture à laquelle on donnera, si son veut, le nom4-z. %. de bouche *, mais qui n'en doit guéres faire les fonctions.Quand on presse la tête, on fait sortir par cette ouverture
* u, une petite vessie *.
Parmi ces mouches on en trouve qui ont une queue44faite de trois filets égaux en longueur *, & d'autres qui‘•’í'ff "'ont que deux grands filets *: celui du milieu* est extrê-
* <r. mement court, il n'a pas la sixième ou la huitième partie
de la longueur des autres. Celles à qui le filet du milieumanque presque, font les mâles; en échange de ce filet,ii .b,b. ils en ont quatre courts * en-dessous du ventre, & quisemblent analogues aux parties données aux autres mâlespour saisir leurs fémeiles.
Les femelles éphémères ne paroissent guéres avoir au-tre chose à faire dans leur vie, que de pondre leurs œufs*elles font en état de s'en délivrer dès quelles ont l’ufage deleurs ailes: il semble même que ce soit un besoin dontelles soient pressées. C’est à seau de la rivière qu’elles les de-vroient confier, & à laquelle la plupart les confient ; ce-pendant, comrriefi elles n en étoient pas instruites, commefi elfes ne connoissoient pas la différence d’un solide à unliqtìíde, elles laissent leurs œufs fur tous les corps ííir lesquelsil leur arrive de fe poser ou de tomber. Tout a été ménagepour qu’ún infecte qui a si peu à vivre, pût finir ses dâ-