des Insectes. XII . Mem . 495
rentes opérations en très-peu de temps. Ií n’y a guéres de fe-melles qui doivent mettre au jour un nombre d œufs aussigrand que celui qu y met une éphémère, & tout a été dis-posé pour qu’elle pondît tant d’œufsdans le temps qui suffi—roit à peine à une autre femelle pour en pondre un íèul.Lesfienssont arrangés en deux longs paquets, en deux efpc-ces de grappes, dont chacune est composée de grains qui íétouchent *. j’ai mesuré de ces grappes qui avoient trois !í- * Pi- 44- 6§.gnes & demie, & d’autres qui avoient quatre lignes de Ion- 7 &gueur : leur diamètre est toujours de plus dune demi-ligne, &quelquefois de près d une ligne : aussi le corps des femelles,
& fur-tout des femelles qui n’ont pas pondu, est plus long& plus gros que celui des mâles. Mais pour être en état dedonner une idée plus juste de leur fécondité, qu’on ne lasçauroit prendre sur les dimensions des grappes, je déta-chai Sc séparai les uns des autres tous les grains ronds, outous les œufs qui en compostaient une, & je les comptaiavec foin ; j’en trouvai plus de 3 50, il en entre peut-êtreplus de 400 dans d autres grappes. Chaque éphémère adonc à pondre 7 à 800 œufs, & e’est pour elle une opé-ration d’un moment, & qu’elíe est, comme je f ai dit,forcée de faire où elle fe trouve, ou qu’elle fait au moinsfans discernement. On fe souvient de ce bacquet dont j aibeaucoup parlé, & je ferai ressouvenir de plus que je lecouvris d une nappe pour empêcher les éphémères qui ynaissoient,d’en sortir: beaucoup d étrangères attirées parla lumière vinrent fe rendre fur cette nappe: quand j’exa-minai celles qui étoient tombées dessus, je trouvai un;nombre de grappes d’œufs proportionné à celui des fé-melles qui étoient fur la nappe.
Ce jour où il avoit tant plu, & où je- site obligé dé te-nir un parapluye fur ma tête pendant que j’attendbiis atîìbord de la rivière, l’heure où íes éphémères dévoient