510 MEMOIRES POUR L’HlSTOIREdans un seul cordon, ou si elJes en ont deux qu elfesfont sortir l’un après sautre de leur corps ; au moins M.Guettard n'a-t-i! remarqué aucune de ces mouches quieût deux cordons à la fois pendus au derrière. Dans iecorps d'une éphémère d une autre eípece qui vient dunenymphe à port d’ouïes en rames, dans le corps, dis-je, decette éphémère que /'ouvris, je ne trouvai qu’une feulegrappe: les œufs dont elle étoit formée, étoient blancs»oblongs comme des œufs ordinaires, & ne pouvoientêtre vûs bien distinctement qu’avec le secours de laioupe.
Ce fut en 1738^110 je vis naître tant d’éphémeres furun bras de la Marne, & que je fusattentifà observer l'heureà laquelle elles commencerent à y voler pendant quelquesjours de fuite, & celle après laquelle elles cesserent de semontrer en 1 air. L année suivante je ne les oubliai pas;curieux de fçavoir si les allures des mouches de cette ef-pece étoient à peu-près les mêmes chaque année,je char-geai en 1739 mon pêcheur, comme je 1 a vois fait en1738,de venir m’avertir dès qu'il en auroit vû paraître:il vint le 6 Août me donner un avis semblable à celui qu'ilne m’avoit donné que le 19 de Tannée d'auparavant; ainsien 1739 les éphémères commencerent à paraître fur laSeine & fur la Marne 13 jours plutôt qu en 1738, mais laquantité n’en fut pas, à beaucoup près, si grande. Je ne pusprofiter que le 7 de lavis que j'avois reçu ; j allai ce jour-là àCharenton , & j’en revins le soir même : il ne me fut permisd’y retourner que íe 9. Le 7 je repartis de Charenton àhuit heures trois quarts, fans avoir eu íe plaisir de voirvoler une feule éphémère : elles parurent pourtant pen-dant la nuit. Sc en plus grand nombre que la veille: chaquejour dès le matin, j'avois des preuves de ce qui s'étoit pastependant la nuit ; mon jardinier arriyoit chés moi à Taris,
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