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Tome sixième.
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des Insectes. XII. Mem. 711avec un poudrier rempíi d’éphémeres qui avoient voíéla veille. J’ai lieu de croire auííì qu'il s’acquitta fidèlementde la commiífion que je lui avois donnée, d’être attentifà remarquer l’heure à laquelle elles commenceroient àvoler chaque soir: il ne lui étoit pas auíTì indifférentqu’il eût pu lëtre à d autres hommes de son étoffe, desça-voir comment ces mouches se conduisoient: il avoit prisintérêt à ce qui les regardoit. II me rapporta que chaquesoir elles n avoient volé que vers les neuf heures & demiepour le plutôt, ou vers les neuf heures trois quarts. Le9 j’aílai encore à Charenton, ôc j’en revins après neufheures,fans en avoir vû une feule, & mon jardinier m'as-sûra les avoir attendues jusqu a près de dix heures fans enavoir vû paroître aucune. Chaque soir en 173 9 ,Ies éphé-mères parurent donc constamment une heure & un quartau moins plus tard qu’dles n'avoient fait en 1738.11 y aassurément une cause de cette variété. Dès que les nym-phes attendent pour se métamorphoser en mouches, queie soleil soit couché, & même quelque temps après qu’ill est, si les éphémères nëuífent paru en 1739 quënviron20 minutes plus tard qu’en 1738, elles auroient paru dansIune& dansl’autre année à la même heure, après le cou-cher du soleil, car il se coucha d’environ 20 minutesplûtôt pour les éphémères de 1738,que pour celles de1739; mais la différence entre le temps où les unes, &celui où les autres se montrèrent dans ces deux années,.est quatre fois plus grande que celle de 20 minutes. Uneautre cause que le coucher du soleil, plus avancé ou plus-retardé, semble donc avoir influé dans ce qui déter-mina les éphémères à paroître plus tard en 1739 qu’ent1738. On pourroit soupçonner quelles n’évitent pasfeulement la lumière du soleil, quelles craignent mêmec elle de la lune. Mais le 7 Août 1739, elle se couchai