526 Memoïrës pour l’Histoire
avouer que cette preuve étoit trop légere pour établir uneexception à une régie d’unegénérahté si reconnue. Ce n’é-toit pas aisés den’avoir jamais vu deux pucerons joints en-semble dans les circonstances où on avoit cherché à les íur-prendre dans cet état, ii eût fallu prouver qu’ii n y a aucunecirconstance où ils le soient. On pouvoit toupçonner qu'iln’y avoit que certains temps, que certaines heures,ou peut-être certains moments de la nuit qui fussent favorables àune opération si importante; on lapouvoit supposer d unedurée si courte qu’elle nelaissoitpas à 1 observateur le tempsnécessaire pour lappercevoír. Enfin les pucerons font appli-qués les uns contre ses autres, ils sentre-touchcnt par desparties différentes, iismarchent en certains temps, Sc passentses uns fur les autres; on pouvoit soupçonner qu'aiors lesoccasions de se rendre réciproquement féconds, ne leurmanquoient pas. Or des soupçons suffisent pour empê-cher d accorder une proposition qui met une exceptionà 1 ordre général : une telle proposition demande à êtredémontrée dans la plus grande rigueur. Enfin, s’il enétoit besoin , M. Cestoni nous fourniroit lui-même unexemple, Sc dans un cas précisément pareil à celui dont iís’agit actuellement , propre à apprendre à se tenir en gardecontre des preuves négatives de la généralité desquelíeson peut rarement être assés certain. Sur ce qu’il n avoitjamais vu de galiinsectes accouplées, il a prétendu qu'ellesétoient des hermaphrodites de la plus singulière espece ;que chacune avoit tout ce qui lui failoit pour devenirféconde sens aucun secours étranger. L’immobilité par-faite dans laquelle elles passent lapins grande & la dernierepartie de leur vie, étoit très-sevorablc à ce sentiment. J’ai* Tome 4, pourtant prouvé ailleurs * que ces galiinsectes si immobileszi'ir sufv. ont des mâles beaucoup plus petits quelles ne font, Sc très-agiles, qui les viennent chercher, Sc qui se joignent à elles.
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