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Tome sixième.
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des Insectes. XIII. Mem. 541

fours où ía liqueur de mon thermomètre s est élevée àmoins de cinq degrés au-dessus de la congélation ; & pen-dant tout le temps où M. Trembiey les a vu accoucher»la liqueur de mon thermomètre ne s’est pas élevée à plusde dix; mais ils ont accouché plus rarement qu’ils neussentfait dans une saison plus douce, au Printemps ou en E té.

Des pucerons naissants du rosier, & de ceux du saule»ont aussi été mis & tenus dans une parfaite solitude parM. Lyonet, au moyen d un vase de verre qui recouvraitcelui où trempoit dans seau la branche sur les feuilles delaquelle le puceron étoit posé. Là ils ont fait des petits vi-vants.

Quelqisétrange qu’il puisse paraître qisil y ait dans íahature, des animaux dont chacun est par lui-même en étaide multiplier les individus de son espece, dont chacun ypeut contribuer sans avoir eu de commerce avec aucunautre depuis ('instant de fa naissance, H n est pas possible dene pas regarder ce fait comme certain, quand on sçait qu ilest attesté par tant dexcellents observateurs qui font vâ& revû, & qui ont appris les moyens de le voir à ceuxqui en seront curieux. Rien ne me semble moins néces-saire que de joindre mon témoignage au leur. Je mérite-rais cependant des reproches fi je isavois pas cherché àirfassûrer par mes propres yeux, d’une vérité qui avoitété démontrée par des expériences du íòin deíquelles d’au-tres avoient bien voulu se charger à mon instigation. Je ne-Mae suis donc pas cru dispensé de tenter ces mêmes expé-riences. J’ai eu recours à deux moyens différents pour inter-dire à un puceron naissant toute communication avec ceux:de son espece. Le premier a été de remplird’eau un poudrierde grandeur médiocre, que j ai couvert ensuite d’un parche-min mouillé bien tendu, & bien assujetti autour des bordsdu vase*. J ai fait à ce couvercle un trou propre à laisser * %

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