54-2 MEMOIRES POUR. L’HîSTOIREpastèr une petite tige ; íbn bout supérieur qui s’élevoit aiPdessus du couvercle, avoit quelques feuilles destinées à don-ner le suc qui devoit fournir à 1 accroissement du puceron.Après en avoir pris un qui venoit de sortir fous mes yeuxdu corps de la mere, je le mettois fur une des feuilles.Cela fait, je posois le petit poudrier fur le milieu d’un lit• 47* 6Z- de coton *, épais d’un pouce, & qui avoit beaucoup plusc £ ' de diamètre que le poudrier ; il en avoit même plus qu’unsecond poudrier plus grand que íe premier. Ce grandFig. i 2 . poudrier étoit renversé le haut en-bas *, & mis fur le pe-tit qui se trouvoit renfermé dans l’autre. Les bords dugrand étoient appliqués fur le lit de coton, contre le^quel on avoit foin de les presser. Les pucerons que j’aitenus en prison fous le grand poudrier, étoient de ceux dupêcher, de ceux du sureau, & de ceux du groseiííer. Au-cun deux n y est parvenu à iage où ils accouchent, lesuns íònt péris plûtot, & les autres plus tard, je n’en ai paseu qui ayent vécu plus de cinq à six jours ; ils lomboientde dessus les feuilles, & ne se trouvoient pas en état d yremonter. Les pucerons fur lesquels j’ai fait ces essais,craignent apparemment plus l’air humide que ceux dupavot, fur lesquels M. Bazin a tenté avec un plein succès,ses premières expériences. Cette maniéré en est une très-sûre pour tenir un puceron dans une parfaite solitude; maiselle eût demandé que mes occupations m’eussent permisde donner autant de temps au puceron que j’avois ren-fermé sous chaque poudrier, que M. Bonnet en avoitdonné au sien ; qu’il m’eût été permis plusieurs fois dansle jour d’enlever le grand poudrier pour laisser jouir le petitinfecte d’un air moins humide, & pour permettre à seauqui s etoit attachée à ses différentes parties, de s’évaporer.
Le second moyen dont je me fuis servi,me convenoicmieux, & conyiendra mieux à tous ceux qui chaque jour