554 * MEMOIRES pour l’Histoirela quitter, se noyèrent : il ne put par la même raison, «/as-surer si la fécondité étoit épuisée dans les pucerons renfer-més chacun séparément depuis leur naissance, fous un vasede verre.
Nous devons avouer qu’il n’y a qu’un concours despreuves les plus décisives qui puisse forcer à croire que desanimaux qui pendant quatre à cinq générations, Sc peut-être pendant un nombre de générations beaucoup plusgrand, se sont suffi à eux-mêmes pour conserver leur es-pèce , ay en t besoin, après un nombre de générations dé-terminé , d'être fécondés pour plusieurs autres généra-tions. L/âge où une fémelle puceron seroit devenue enétat de soûtenir les approches du mâle, & où elle auroitbesoin de les souffrir, ne se compteroit pas simplementcomme dans les autres animaux, par le temps écoulé de-puis fa naissance ; cet âge sc compteroit principalement parJe nombre des générations dont fa naissance auroit étéprécédée.
On auroit moins de peine à accorder que les puce-rons s’accouplent avant que d'être nés, dans le ventremême de leur mere, qu a concevoir l’efficacité d’un ac-couplement qui s'étend si loin. M. Trembíey a été attentifà examiner si les observations ne favoriserai en t pas cetteidée d’accouplements faits, pour ainsi dire, avant l’en-fànce. Si les pucerons s’aceouploient les uns avec les au-tres lorsqu'ils font prêts à naître, la mere en devrait ac-coucher de deux de fuite; mais M. Trembíey n’a rien vude réglé dans les intervalles des accouchements.
Ií elì certain qu'il y 3 des accouplements entre des pu-cerons qui ont fini leur croît, Sc entre des pucerons venusde meres qui ne s’étoient pas accouplées ; l’incertitude danslaquelle nous sommes fur la fin pour laquelle ils se font,& les recherches qui restent à faire pour nous en éclaircir,