des Insectes. XIII. Mem. y>i
'cspece d’insectes où il sembloit si peu naturel d’en ima-giner. Si c’est une grande merveille, A qui pour êtrecrue, demandoit à être prouvée par d’aussi longues suitesd expériences exactes, que celles que nous avons rappor-tées; si , dis-je, c’est une grande merveille qu'il y ait desanimaux qui soient féconds sanss'être joints entr’eux de-puis l'instant de leur naissance, c'en est une aussi grandequ'il y ait de ces mêmes animaux obligés de s’accouplerles uns avec les autres; car dès qu’il y a des accouplementsparmi eux, ils ne font pas inutiles, ils font même né-cessaires ; mais à quoi doivent-ils íèrvir l est-ce à réparer lafécondité épuisée dans des insectes qui de mere en mereont été vierges pendant plusieurs générations î Nous de-vons avoir regret de ce que M. Lyonet n’a pu pousserses curieuses observations aussi loin qu’il l’eût souhaité,elles nous eussent instruits de deux faits importants parrapport auxquels il est désagréable de rester dans l’incer-titude, i °. Si la fécondité étoit épuisée dans les puceronsde la dernière génération qu’il avoit euë, si des puceronsde cette génération qui en avoit donné qui s’étoient ac-couplés, s’étant trouvés en société, si, dis je, des puceronsde la même génération, séquestrés de tout commerce,eussent été inféconds, ou s’ils eussent mis des petits aujour. 2 0 Si les pucerons qui naîtraient de pucerons quis’étoient accouplés, feroient en tout semblables à ceux àla naissance defquels l’accouplement n’avoit eu aucunepart. Malheureusement les feuilles de saule fur lesquel-les étoient établis les pucerons qui avoient offert à M.Lyonet un phénomène dont les fuites étoient intéressan-tes, se desséchèrent, & cela dans une saison où il n'étoitpas possible de leur en substituer de fraîches. Les puce-rons qui s’étoient accouplés, ne donnèrent point de posté-rité, plusieurs périrent fur la branche, A ceux qui voulurentTome VI. Aaaa