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Tome sixième.
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5Z6 MEMOIRES POUR L’HíSTOIREiJ a vû Ja partie qu’il doit introduire dans l’rntérieur de la fe-melle, qui est un petit corps longuet, blanc, & recourbéen faucille vers le dos. II découvrit même au derrière dupetit puceron ailé deux appendices bruns, analogues auxcrochets qui ont été donnés aux mâles d’iníèctes de diversgenres, pour saisir leur fémelle. Enfin il n a jamais fait sortird’embryons du corps de ceux à qui on ne peut refuser lenom de mâles, ct en a toujours fait sortir du corps des fe-melles non-ailées, & des grosses fémelles ailées.

Nous devons faire remarquer que les accouplementsdes différentes eípeces de pucerons dont nous venons deparler, n’ont été vus que dans les approches de l’hyver,& que les observateurs les plus attentifs à suivre les puce-rons dans les faisons où ils sc multiplient beaucoup ,ct oùils couvrent ícs feuilles ct les tiges des plantes, n’ont jamaisVÛ de pucerons accouplés.

Une autre observation aussi essentielle pour la questionà éclaircir , & plus curieuse, c’est que les pucerons non-aîlés avec lesquels M. Bonnet avoit vû le mâle ailé sejoindre, au lieu de mettre au jour des petits vivants, pon-dirent des eípeces d’œufs, ou plus exactement, se délivrè-rent de corps oblongs, plus petits qu’un puceron nais-sent n'eût dû être. Ces corps étoient enveloppés d’unemembrane qui avoit du ressort, ct qui étant brisée, laissoitépancher une liqueur épaisse que M. Bonnet compare aucorps graisseux des chenilles ; ceux qui avoient été déposésdepuis quelques jours, donnoient une liqueur verte. M.Lyonet a fait plusieurs observations du même genre quecelle-ci; il ma écrit qu’rl avoit vû plusieurs eípeces depucerons vivipares, dont la dernière génération de chaqueannée avoit donné des corps oblongs, qui fembloient êtredes œufs. Mais ces corps fur lesquels on ne fçauroit distin-guer les parties d’un puceron naissant, font-ils réellement