des Insectes. XIII. Mem . 557
des œufs í Ne font-ce pas plutôt des faux-germes, desfœtus avortes ! La derniere idée est celle que je serois leplus diípoíé à adopter, 6c cela fur ce qu’il m est arrivédans la plus belle saison de 1 année de voir sortir du corpsd’un puceron, 6c entr’autres du corps de plusieurs de ceuxdu groseiller, au lieu d’un petit puceron, une petite masseoblongue, incapable de se donner aucun mouvement, 6csur laquelle je ne pouvois distinguer ni jambes, ni anten-nes, ni anneaux. Ces petites masses étoient incontestable-ment des fœtus avortés. Ce qui semble prouver que lescorps oblongs dont se sont délivrés íes pucerons de M.Bonnet, n’étoient pas autre chose, c’esl qu’ils íònt de-venus noirs, 6c sc font desséchés au bout de quelques jours,malgré les foins qu’il a pris pour les conserver ; il en a vûcn grand nombre qui avoient été laissés en pleine cam-pagne , fur des branches de chêne, 6c lien a vu aucun dontlin puceron soit sorti.
On a donc lieu pour íe moins de douter que íes petitscorps oblongs dont il s’agit, soient des œufs, il semblemême beaucoup plus probable que ce font des fœtus avor-tes. Les especes de pucerons que je connois, ne se con-servent pas pendant l’hy ver par des œufs : quelques pu-cerons de chacune, qui restent fur des plantes, ou des ar-bres , résistent au grand froid, quelque délicats qu’ils nousparoissent, 6c quand une saison douce a succédé à l’hy ver,ils sont bien-tôt en état de multiplier íes individus de leureípece ; mais tant que le froid dure , 6c dès qu’il com-mence à se faire sentir, ils ne sont plus en état d’accou-cher. Les fœtus qu’une mere n’auroit pas mis au jour, nepourroient croître, ni probablement vivre dans son corps,dès que le froid íeroit devenu rude, ils y périroient,6c enfe corrompant, feroient périr la mere même. La vie despucerons semble donc courir moins de risque pendant ia
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