des Insectes. XIV. Mem. 569
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QUATORZIEME MEMOIRE.
SUR LA MANIERE EXTREMEMENT SINGULIEREDONT NAISSENT
QUELQUES ESPECES
DE MOUCHES A DEUX AISEES.
APPELLEES
MOUCHES ARAIGNEES.
L E Mémoire précédent nous a appris que des íoix dela nature, qu’une très-longue & très-nombreuíè fuited’expériences & d’obíèrvations nous avoit fait juger géné-rales , pouvoient avoir & avoient des exceptions ; mais il nenous a pas encore aisés montré juíqu’où notre défiance doitêtre portée, par rapport à la généralité de celles qui nousfont connues, & en conséquence desquelles de nouveauxêtres organisés & animés font mis en état de remplacer ceuxqui périífent journellement. S’il y a une loi de la nature quisemble nécessaire dans toute fa généralité, c’est celle quiveut que 1 animal naissant ait à croître, qu’il soit plus pe-tit que pere & mere. Quelqu’un qui attesteroit avoir vâde fes propres yeux une efpcce de quadrupèdes dont la fé-melle dune taille égale à celle d’un bœuf ou d’un cha-meau, met au jour un animal aussi grand qu’elle-même,qui dès qu’il est né, est parfait & n’a pi us à croître, ferôitpour le moins pris pour un homme qui débite fes rêve-ries. II nous paroîtroit faire des contes aussi peu dignesd’être écoutés, s’il nousdisoit qu’il a vû un grand oiseaupondre un œuf d’un volume si énorme, qu’il en sort parTome VL Cccc