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Tome sixième.
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575
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des Insectes. XIV. Mem. 575j avois chargés de prendre celles qu’ils trouveroient fur meschevaux, nfen ont apporté de vivantes pendant plusieursannées, qui ne m ont rien appris de ce que je voulois íça-voir par rapport a la maniéré dont elles se perpétuent. En-fin vers la mi-Oéf obre 1739, un de mes domestiquesm’en apporta une qui avoit le ventre plus gros que je nel'avois viì à aucune autre. L ayant jugé prête à faire faponte, je la renfermai dans le premier poudrier qui setrouva fous ma main. A peine y avoit-elle été un quartcfheure, qu’ayanf jetté les yeux fur le poudrier je vis ungrain blanc d’une grosseur * qui ne me permettoit pas * PI.4.8.%.de soupçonner qu’il fût venu de la mouche: il avoit à s& 9 -peu-près celle d un pois. La figure de ce grain différaitde la sphérique en ce qu’il étoit un peu oblong & ap-plati, & qu’un de ses bouts moins gros que l’oppofé, étoitun peu échancré, & avoit une elpeee de plaque noire.

Je me hâtai de le tirer du poudrier. Ma première idéefut pourtant qu’il étoit une groífe graine de plante quipar hazard avoit été mise où je venois de la trouver ; il meparoiífoit d’ailleurs avoir la consistance dune graine. Je leratissai avec l'ongle pour m'assurer fi c’en étoit une, je lepressai entre deux doigts à différentes reprises,& trop fortà la dernière, le grain fe creva : une liqueur épaisse & d’unblanc jaunâtre qui en sortit, m’apprit, mais trop tard, qu’ilétoit un œuf. Un coup d’œil donné à ma mouche arai-gnée m assura aussi qu’elíe venoit de pondre. Son corpsque j'avois vû si renflé, n'étoit pas plus gros alors que celuides mouches de son efpeee qui ont fait un jeûne forcépendant quelques jours.

Je restai étonné qu une si grosse masse eût pu êtresortie de son corps. L analogie, qui souvent conduit bien,mais qui trompe quelquefois, portoit à juger que ce grosgrain ss'étoit pas un seul œuf, qu’il étoit une coque fous