* Tome j..Aíèm. j .
Pi. 11.
576 MEMOIRES POUR L’HlSTOIRElaquelle des centaines, & peut-être des milliers d œufsétoient renfermés. Des insectes de pluíìeurs eípeces senttoute leur ponte dans un instant, dans un instant ils ren-dent un volume d œufs qui tenoit auparavant leur ventretrès distendu. Cest ce que les éphémères nous ont faitvoir dans le douzième Mémoire. Je comtois d’autres in-fectes qui pondent une efpece de gousse où plusieursœufs font logés. Dans la liqueur qui étoit sortie du grosgrain pondu par la mouche araignée, on appercevoit desespeces de molécules arrondies qui pou voient être autantd’œufs.
Des mouches araignées d’une autre efpece dont j'aîparlé ailleurs *, qui font du même genre que les précéden-tes, & qui n'en diffèrent guéres que parce qu’ellesont desailes plus étroites; des mouches araignées, dis je, d’uneautre efpece, me firent naître une idée plus singulière,queje ne crus pourtant pas devoir rejettes fans examen. C’estdans les nids des hirondelles quelles fe tiennent: dans lesmêmes nids où j’en ai cherché & trouvé, j ai vu des grainsnoirs aussi luisants que s’ils eussent été de jais, & plus grosque le corps des mouches mêmes. Ayant gardé chés moide ces grains, j’ai eu le plaisir de voir sortir de chacunune mouche en tout semblable à celles du nid des hiron-delles ,c’est-à-dire, de même forme & de même grandeur.La loi générale & la seule connue juíqu’ici pour perpé-tuer les especes de mouches ovipares, est que chaquemouche semelle mette au jour des œufs de chacun def-quels sort un ver qui, après avoir vécu da n 8 des lieux &s etre nourri d’aliments convenables, parvient à son der-nier terme d accroissement ; alors il fe métamorphose enboule allongée, & ensuite en nymphe, & cette nymphedevient enfin une mouche. Toutes les mouches dontrhistoire est connue, ne deviennent telles qu après avoir