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Tome sixième.
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des Insectes. XIV Mem . 581

peu flasque & retiré ; néantmoins il avoit encore autant devolume qu’en avoit eu celui de la more mouche ['instantaprès qu’eile se fut délivrée de sœuf. Je ne irsen fiai pasà ce que le premier coup d'ceil m avoit dit de la grandeurde cette mouche naissante: je i’approchai des poudriersoù j'en tenois plusieurs autres de son eípece, & où à lavérité elles jeûnoient depuis quelques jours. La compa-raison ne laistòit aucun doute sur la grandeur de la mouchequi venoit de naître.: il étoit visible & très-évident quellene le cédoit en rien à celle des autres de son espcce.

II est donc certain qu’il y a des mouches qui dans le.moment de leur naissance, dans celui où elles sortent de.i’œuf, n'on t plus à croître, qui naissent aussi grandes queles mâles ou les femelles à qui elles doivent le jour. C'est,ce que j’ai eu occasion de revoir bien des fois. L’œuf.dont j’ai parlé jusqu’ici, n’a pas été le seul que j’aye euen ma possession : j’y en ai eu plusieurs autres qui m ontmis en état de réitérer i’observation la plus importante ,.& d'en faire d’autres moins essentielles, mais pourtantnécessaires à l’histoire des mouches araignées.

Le contentement que je témoignai, d’être possesseurdu premier œuf qui me fut apporté, redoubla laideur domes domestiques pour la chasse des mouches qui en don-nent de cette eípece, ils s y livrèrent à l’envi: les chevaux,de ceux qui venoient me voir, s’en trouvoient bien ; on.ïie manquoit pas de les visiter dès leur arrivée, parcequ’il est. plus ordinaire à ceux qui ont été à la campagne,d’avoir des mouches araignées , qu a ceux qui ont séjournédans l'écurie. Les chevaux & les bêtes à cornes qui ontpassé plusieurs jours dans les prairies, en.ont plus que les.autres. Le produit des œufs ne répondit pourtant pas a utnombre des mouches qui me furent apportées : on m'emprit des centaines, & je 11e pus avoir pendant les vacances*

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