des Insectes. XIV. Ment. 59j
rcnce qu’elle a en certains endroits, suffit néantrnoins pouren laisser appercevoir quelques-unes. Dans l'intérieur d'unœuf nouvellement pondu j'ai vu très-bien quatre grosvaisseaux que j’ai jugé être des trachées; oh les fuit dansles trois quarts de ía longueur de l’œuf. Sur chaque facede fœuf il y a un de ces vaisseaux assés proche dé chaquecôté. Les deux du même côté paroissent fe rendre à unedes cornes de ce côté; mais ii y a plus d’apparence qu’ar-rivésà la portion qui est noire en-dehors,& qui empêchede les suivre, ils fe courbent pour fe rendre tous quatreentre les deux cornes, c’est-à-dire, dans i’endroit où le petitbout de la coque est échancré par dehors. Cc qui doit lefaire juger ainsi , c’est que du centre de renfoncements eleve un très-court mammelon dont le bout paroît re-bordé & percé *. Probablement ce petit tuyau tient lieu * Pi. 4,8. figd’un stigmate.
Mais quelle forme avoit cet iníedle avant que d'être enétat de fe transformer en boule allongée! Le seul moyende s en instruire r étoit d’ouvrir fans pitié le ventre à diffé-rentes mouches dans des temps plus ou moins éloignés decelui où elles font prêtes à pondre, ou, ce qui revient aumême, d’ouvrir des ventres plus ou moins renflés. Dans ce-lui de quelques-unes j’ai trouvé un corps entièrement blancqui avoit déja la figure qu’a l’œuf qui vient.d’être pondu,quoiqu’il n’eût pas la moitié du volume de ce dernier.
Ce corps ne ressembloit donc en rien par fa forme auxvers les plus connus , & nem’aparu capable d’aucun mou-vement progressif: le nom de ver ne lui en étoit peut-êtrepas moins dû. La Nature qui s’est fi fort plu à varier lesfigures des infeéles, peut avoir donné à un ver celle d’unœuf; elle en a produit qui font incapables de changer de.place, & il n’y en a point à qui il fut plus inutile de semouvoir, qu a ceux qui doivent cesser d etre vers avant que
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