596 MEMOIRES POUR ^HISTOIREd’être hors du corps de la mere. Ces vers, ou íì Ion veut,ces œufs plus ou moins gros que j'ai tirés du corps de*Pï.4.8.fig. la niere, étoient contenus dans un canal membraneux*n-mm, nu. p eu (; être appelle ï Oviduéìus, Sc qui est capable d’unegrande dilatation : on est obligé de rouvrir pour mettre àdécouvert le corps qu’il contient : des trachées sensibles
* t. rampent fur fa surface. La partie de ì’Ovidudas * qu’a quit-
tée ce corps en forme d œuf pour /approcher de f anus,n’a que la grosseur d’un fil. A cette partie déliée fe rendent* h> c- deux autres canaux membraneux *, dans chacun defquels*d,e. j’ai trouvé un corps blanc, oblong*, Sc de la figure d’uncylindre dont les deux bouts auroient été arrondis. Celui *e ‘ d’un des deux canaux étoit plus court Sc moins gros que
* d. celui de l’autre *. II y a grande apparence que ces deux
corps oblongs dévoient venir successivement prendre laplace qui avoit été occupée par l’œuf, ou plutôt par lacoque, quand la mouche s’en seroit délivrée; que par lasuite ils dévoient fournir à une seconde Sc à une troisièmeponte. Lorsqu’on écrase ces corps oblongs, on en faitsortir une bouillie plus blanche que celle qui est dans lescoques. Cette bouillie ne paroît pas remplir le bout leplus proche du derrière de la mouche ; une portion dece bout est transparente pendant que le reste est opaque.Peut-être que ces petits corps font de véritables vers,quoique je ne leur aye vû faire aucun mouvement, Sc queje ne fois pas parvenu à leur découvrir une bouche : laNature peut les nourrir Sc les faire croître par une autreVoye. Les sucs nourriciers leur font peut-être fournis pardes moyens semblables à ceux qui ont été employés pourfaire croître les œufs des oiseaux, pendant qu’ils font dansle corps des femelles. Quoi qu’il en soit, c’est après êtreentrés dans le grand Ovidufius qu’ils prennent une figureplus courte Sc un peu applatie, en un mot celle qu’onî