des Insectes. XIV. Mem. 597
les coques ponduës par ies mouches araignées. Ce chan-gement de figure ne pourroit-il point être regardé commeune première métamorphose ! C’en seroit une encoresingulière par l’état où est l’insecte dans le temps où ellese fait; car les vers des autres mouches à deux ailes, aprèss’être métamorphosés, n’ont plus à croître, au lieu quele corps oblong de figure plus courte & plus applatie, aencore à croître fous cette dernière figure. II est difficilede 11’en pas rester à des conjectures par rapport à ce qui sepasse dans de si petits corps qu’on n’a pas à íà disposition enauffi grand nombre qu’on souhaiteroií les avoir, & qu’onn’a pas dans les temps précis où il conviendroit qu’on les eût.
Une observation au moins qui ne doit pas être passéefous silence, car il ne faut rien obmettre de ce qui tientà un phénomène dont l’histoire naturelle ne nous avoitpas encore donné d’exemple, une observation, dis je,semble très-propre à prouver que cette solide coque* où * PI- 4.8.l’on trouve i’insecte sous la forme de nymphe, & d’où il 1
fort mouche araignée, n’eít nullement une coque analo-gue à celle des œufs ordinaires, qu’elle a été la peau mêmede l’insecte avant qu’il se transformât. Ayant examiné l’in-térieur d’une coque d’où une de ces mouches venoit desortir, j’ai trouvé ses parois tapissées d’une membrasteblanche, extrêmement mince, & je n’ai point trouvé unepareille membrane étendue fur les parois d’une autre co-que occupée par une nymphe prête à devenir mouche.
De-là il fuit que la membrane qui tapiísoit la premièrecoque, n’étoit autre chose que la dépouille dont la mou-che s’étoit défaite dans l’instant de fa naissance. Maisquand l’insecte avoit eu à passer, soit dans le corps de lamere même, soit depuis qu’il en étoit sorti, de son premierétat à celui de nymphe, il avoit eu à quitter une premièredépouille, celle à laquelle il deyoit fa première forme:
Ffff iij