600 MEMOIRES POUR L’HíSTOÏREcouver des criíàlides par des poules, de faire éciorre despapillons fous des poules ; íì je me fusse fçu gré de lanouveauté de cette idée, j’aurois appris dans la fuite quedes mouches fembloient lavoir euë avant moi, puisquede temps immémorial elles font couver leurs œufs, ouplutôt leurs nymphes, par des hirondelles. J’ai déja ditque nos mouches araignées des chevaux fe tiennent vo-lontiers fur d autres animaux : on en voit marcher entreles poils des chiens, & sur tout des chiens qui, comme lesbarbets & lesépagneuls, les ont fort longs. Si ces mouchesne fçavent pas faire couver par des oiseaux les coques qu ellespondent, neíçauroient-elles point les faire couver par desquadrupèdes! Quand f œuf íort du corps de la mouche,il est aisés gluant pour s’attacher solidement près de la ra-cine des poils contre lesquels il aura été appliqué. J en aivu de très-fermement collés contre le verre du poudrierdans lequel ils a voient été pondus.
La dureté & la solidité de la coque de chaque œuf larendent bien propre à défendre l’inlëcte qu elle renferme ;mais cet avantage devroit tourner contre la mouche, lorf-qu’avec des parties encore foibles qui n’ont pas pris toutela consistance que l’air doit leur donner, elle a à forcerles murs de fa prison. Nous avons admiré ailleurs commetout a été préparé pour que d'autres mouches à deux ailespussent se tirer d'une coque solide, faite de la peau quele ver a quittée lorsqu'il s’est transformé. Nous avons vûqu’un des bouts de ces sortes de coques se trouve faitd’une calotte, qui peut être séparée du reste par des effortsqui ne font pas a u dessus de ceux dont la mouche estcapable ; enfin que cette calotte peut être aisément di-visée en deux pièces égales & semblables; que la tête dela mouche est l’instrument au moyen duquel elle vientà bout de détacher Ja calotte, & île la diviser en deux;
que