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Tome IIe. [BA - CON.]
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t,re ses prédications & ses pro-"'esses. En général , dit M. Mac-1 uer , d'après le sage Fleitry , les* vai Uages que procurèrent les Croi-re* , ne peuvent contrebalancercs inconvéniens qui en résulte-íen t. On voit par les relations del es voyag es , que les armées desboisés étoient non - feulementc °nune les autres armées, mais en-. 0re pires , & que toutes fortesvices y régnoient , tant ceuxjj" ils avoient apportés de leursI l’ s j que ceux qu’ils avoient prisla " s les pays étrangers. Grand'°mbre d’ecclésiastiques & de moi-J’ s se croifoient , quelques-unsPoussés d’un véritable zelc , d’att-c res par Pamour de l’indcpendan-e ' tous fe croyaient autorisés àP°vter les armes contre les infi-j.oses. Ces grandes entreprises ne' rei 't, ni bkn concertées , ni bien"duites. L’indulgence pléniere,ses grands privilèges que l’on a c-j *doit aux Croisés, attiroient uner■ “®*lé de personnes. Ils étoientUs la protection de l’Eglife, àCr " v ert des poursuites de leurst j e, stciers, qui ne pouvorent leurj| f " demander jul'qu’à leur retour.0l j étoient déchargés des usuresv . "stérêts des femmes qu’ils de-y le "t. H y avoit excommunica-° n de plein droit contre quicon-n e * attaquait en leurs person-& en leurs biens. Mais com-a àlte observer une disciplinejq à à tous ces Croisés , rassem-dij'! différent/es nations, & con-l es ' s par des chefs indépendanseût l,lls des autres , fans qu’aucunse commandement général ? II] • Vr ai que lc pape y envoyait unmais un ecclésiastique étoit-pç^Posise de contenir de telles trou-ée j. Ç e fut cependant te défautles o 'P*' 116 1 <l l, i aliéna totalement«recs , £ | es r endit les plus

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dangereux ennemis des Croisés.On étoit d’aillcurs si mal instruitde l’état des pays qu’on alloit atta-quer , que les Croisés étoient obli-gés de prendre des guides fur leslieux . c’est-à-dire , de se mettre kla merci de leurs ennemis, qui sou-vent les égaraient exprès & lesfaisoient périr sans combat, commeil arriva à la seconde Croisade.( Voyez l’article GODEFROC DEBouillon, & le Discours videl’abbé F'ieury.') ... S. Bernard, aumilieu des agitations que lui cau-serent ses voyages, soupiroit aprèsfa solitude. “ II se plaignoit sans,, cesse à lui-même & à ses amis,( a dit MaJJìUon dans son panégyri-que , ) „ de la dissipation de la vie.„ II regardoitles services qu’il ren-„ doit au public , comme des pré-„ varications à ses devoirs particu-„ liers. - Je nc vis plus ,disoit il,„ ni en ecclésiastique, ni en laïc :„ car il y along-tems que je ne fais„ plus la vie de religieux dont je„ porte l’habit Que suis-je donc ?„ Je ne fuis plus que comme le pro-„ dige & le monstre de mon siécle. „Enfin , retiré à Clairvaux, il fe li-vra aux exercices de la plus rigou-reuse pénitence. Son corps déjà af-foibli y succomba, & il mourut leîo août ii $3 dans fa 63e année.II y avoit 40 ans qu’il avoit faitprofession à Cîteaux , & 38 qu’ilétoit abbé de Clairvaux. II fondaou aggrégea à fou ordre, yr mo-nastères , en France , en Espagne,dans les Pays-Bas, en Angleterre,en Irlande, en Savoie, en Italie ,en Allemagne, en Stiede, en Hon-grie, en Danemarck, fisc. &c. Ls’il faut y comprendre les fondationsfaites de son tems par les abbayesdépendantes de Clairvaux, on doiten compter 160 & plus. Qn ycompta de son tems jusqu’à centnovices. Clairvaux fut le séminaireICiv