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Tome IIe. [BA - CON.]
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des prélats. S. Bernard vit un deles religieux affis fur la chaire deS. Pierre ; six autres décores de lapourpre , & plus de trente de lamitre. Après la mort d» saint fon-dateur , Tordre de Liteaux donnatrois autres papes à l’église : Gré-goire VIII, CéleJlinJV , BenoitXII t & une foule de cardinaux &évêques. L’abbc de Liteaux a la ju-rildhíìion ordinaire fur les quatrepremières abbayes , appellées sesquatre filles, & presque toutes auífiriches que la rnere : La Ferté-sur-Gronc , Pontignì , Clairvuux &Asorimoitt. 11 est le supérieur géné-ral de tous les monastères de sonordre , qui étoient , avant les dé-vastations du Luthéranisme & duCalvinisme , au nombre de igood’honimes , & de 1400 de filles.Les ordres militaires de Calatrava,d’Alcantara & de Alonteze en Es-pagne , d’Avis & de Christ cri Por-tugal , le reconnoiíTent auífi pourleur pere spirituel... Revenons àS. Bernard , le principal propaga-teur de la gloire & de la prospé-rité de l’ordre. “ 11 avoit été donné„ à cet homme extraordinaire ,„ (dit un auteur célébré) de do-„ miner les esprits. Onlevoyoit,„ d’nn moment à l’autre , passer duj, fond de son désert au milieu des,, cours , jamais déplacé ; fans ti-55 tre, fans caractère, jouissant de„ cette considération personnelleJ5 qui est an - dessus de Tautorité ;,, simple moine de Clairvaux,plus„ puissant que l’abbé Sitgcr , ( Voy.,, son article) premier ministre de„ France ; & conservant sur lej, pane Eugène 111 , qui avoit été„ ion disciple , un ascendant qui,, les honoroit également T un &j, l’autre. Cependant S. Bernard n’é-,, toit pas un aussi grand politique,,, qu’il étoit un saint homme íi unbel esprit. „ Un ecclésiastique

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qui a traite l'histoire en oratei* rauroit dû se borner à c c ports»* 4 >fait de main de maître, sans lui d oh- |

11erles épithetes d'hcmme bouillantsinquiet , opiniâtre , inflexible , ( l t11se portoit au grand ausingulier 1

A'enthousiaste , de déclamateur ,prétendu prophète , £jY. S’il avoir luThistoire de ce Saint auífi attenti'vement que nous , jl auroit p» 5voir beaucoup de zèle , mais c»même tems beaucoup de droituredans ee zèle. Supposé que S. Be>"nard Tait poussé trop loin, il kíU-ks’en prendre à Tesprit du tenis ,phitôt qu’à son caractère. Les granil 5hommes ne font jamais entièrementau - dessus de leur ficelé.

De toutes les éditions que no** savons des Ouvrages de S. Bernard tla feule qui soit consultée par l® Ssavans , est celle de D. Mabillo <*»iéyo, en z vol.in-fol. réimprime®en 1719. Cette seconde édition cl®moins estimée que la premier®'L ? unc & Tautre font enrichies & epréfaces & de notes. Le premiervol. renferme tons les ouvrages qU*appartiennent véritablement àBernard. II est divisé eli quatre P ar 'ties : la 1 rc pour les Lettres , la " e ‘pour les Traités , la ze. pour 1 ^Sermons fur différentes matières»la 4e. pour les Sermons fur le Ct» 1 'tique des Cantiques. Le denxieM®volume contient les ouvrages attri-bués à S. Bernard , & plusieurspieces curieuses fur fa vie &miracles. II y a une autre édit* 0 ”du Louvre , en 164:, six volume*in-folio. Dom Antoine de Stri 1 ’Gabriel , Feuillant, a traduit t° 11S. Bernard en franqois, Paris 1 ^ 7 ^ ’

I ; vol. in-8. La vivacité, >a n< ^blesse , T énergie & la douceur, ci ‘ractérisent le style de S. Bernard-

II est plein de force, d’onct*° n ■ ?d’agrément. Son imagination r®'coude lui fournissoit, lans effort,