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Tome IIe. [BA - CON.]
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éclater son génie pour la politi-que. Ses dispositions pour la poésiene se déclarèrent que tard. Maisson premier essai, sa Filis de Sci-re, (dont la plus jolie édition estcelle d 'Elzevir, 1678, in-24, figu-res de le Clerc , ou celle de Glas-gow , 171.3 , in-8.) fut comparéeau Faft.or fi.io ti à VAmynte. 11 y apeu de pastorales écrites avec plusde finesse & de délicatesse ; maiscette délicatesse l’éloigne d u natu-rel , & la finesse le fait tomberdans le raffinement. Ses bergersfont des courtisans , ses bergeresquelquefois des précieuses ; &leurs entretiens , des discours deruelle. On blâma fauteur, de n’a-voir fait de Cilié , qui a tant depart à la piece , qu’1111 personna-ge épisodique. O11 lui reprocha en-core plus , de lui avoir donné unamour également vif pour deuxbergers à la fois. II voulut excu-ser ce défaut dans un Traité faitexprès ; mais cette justification fitplus admirer son esprit & son éru-dition , que son goût & son juge-ment. Bomrelli mourut à Fano en1608- On a «ncore de lui des Dis-cours Académiques.

BONAROTA ou Buonaroti,surnommé Michel-Ange, vit le jouren 1474 , à Chiusi en Toscane ,d'une famille ancienne. Sa nour-rice fut la femme d’un sculpteur.11 naquit peintre. Ses parons furentobligés de lui donner un maître ,qui fut bientôt surpassé par sondisciple. A f âge de 16 ans, c’est-à-dire , au sortir de l’enfance , ilfaisoit des ouvrages qn’on compa-roit à ceux de l’antiquité. Jules II,LéonX, Clément Vil, Paul 111 , Ju-les 111 , Paul IV, François 1 , Char-les V, Corne de Médicis , la républi-que de Venise, Soliman même em-pereur des Turcs , l’employerentSt f admirèrent. II traqa le dessin

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de régisse de 8. Pierre de RoiU 3 *qu’il exécuta en partie. II niour 1 ^à Rome en 1564. Corne de Médiatfit enlever son corps la nuit r (1llfle porter à Florence. I,es beau*'esprits , les lavnns & les altiste,de cette ville, travaillèrent à l’ 311 ' 11à lui faire des obsèquesSes plus beaux ouvrages foi» '

Le Jugement Universel, peint à f 33 'que avec tant de force & d’én 33 "gie, qu’on croit ressentir la terresqui animera ce jour terrible. IL^ 11Cupidon en marbre, grand con 1 '”*nature , différent de celui â fl 11 *il cassa «11 bras & qu’il enterra d an *une vigne, pour faire illusion 33 *amateurs de l’antiquité. III.Sa W',tue de Bacchus, qui trompa Reph^par son extrême beauté , & <l u jdonna sans hésiter à Phidias » u *Praxitìles. Son pinceau étoit st 33 ’terrible & sublime. II rend latiire dans tout son éclat. II nemanqua que d’avoir sacrifié 311grâces. II y a trop de fierté ‘l aBfes airs de tête , trop de trist 31dans son coloris , & quelqu 3 01trop de bizarrerie dans fes cotní 0 "litions... On ne réfute plus se c0t ^te, qu’<7 avoit attaché un llo»i<t> s ^ fcroix, polir mieux représcnt 33traits du Christ mourant; co u"»si la tète d’un homme qui 11331 ^désespéré , pouvoit hien exp 31 ?^un Dieu s’immolant volent 313 .ment pour ses hommes !

Ange n’avoit pas besoin de 33ressource ; elle est d'ailsem’S 3tiérement opposée à ce qu’ou 3 ‘ 1 'porte de fou caractère & <se ^mœurs. La plus grande part 13 ^fes chef-d'œuvres de seulptuf 3 _ ede peinture est à Rome ; > 3 rC ;(est répandu à Florence , lIn ,fonda f école, à Bologne , 3 >

ni:c & ailleurs. Le roi possèdeques-uns de ses tableaux ; ontrouve aulsi plusieurs au tal