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Tome IIe. [BA - CON.]
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famille noble. Après avoir professéai ' c c distinction dans plusieurs col-'p-jes île son ordre , il fut envoyelan 16aç anx missions du Canada,ou il convertit à la fois plus ticsono hommes. Comme il étoit chezles Hurons, ennemis des Iroqiiois jccux.ci qui étoient en guerre avec, le prirent & le brûlèrent àPetit-feu l’an 1649. II étoit oncleuu suivant.

H- BKEBEUF, (Georgede) né,"''o à Rouen, mais à Torigny en“We-Normandiefl’an ,s>i8 ,cultivae bonne heure la poésie. Il débutaPar une Traduction du VISC livre deEnéide cn vers burlesques '■> St^oclques tems après, il publia unep Ce version burlesque du premierlVre de iMcuin. On trouve dans* c lle-ci une satyre ingénieuse & en-j. 0 ."éc contre la" vanité de ces grands,e ‘Sneurs, qui ne peuvent un nio-*^ ei >t oublier leur grandeur & leursIres ; K contre la bassesse de ces,n « foibtes & viles qui les flat-c , nt comme des dieux, dans l’es-55 r, nce dc parvenir à la fortune.P l| it que Hrébeuf dans. la jeunesseavoit de goût que pour Horace >' ^u'un de ses amis, qui n’ainioitp le íutain , le lui fit goûter &f "ïagea à le traduire. Sa tbarsUe^. rut en 165g , in-11 ; & oni’ad--,!? ' malgré les hyperboles ex-thèr ’ le lìflc enfle' , les nnti-j a ® s multipliées , les faux bril-

j ' les pensées gigantesques, leslc tcrif‘-

Plions pompeuses 4 mais peuect ,re ** es - Le coloris brillant de8én'° llVla ^ e ’ 'abonne poésie & le'* U ' * e lait sentir dans quel-^ s morceaux, éblouirent la courPfo* V (r 6 " âdrari» fit dc grandeslard' a " Itaducteur ; mais cep r étant mort, & les autresà p 4 «urs de lirébeuf se bornantI >oìv S marelles, il se retira à Ve-P' ès de Caen, & y mourut

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en iLzi, à 43 ans. Les dernieresannées dc fa vie furent rempliespar des exercices de piété. Soncaractère étoit doux & modeste. Lacunveriatiou de les amis étoit leseul soulagement des longues mala-dies dont il Fut affligé- Une sievreopiniâtre le tourmenta plus de 20années , & c'est dans ses accès qu’itcomposa sa PbarsaU. On a encorede lui : I. Le t Entretient solitai-res , i 11-12 : poésies chrétiennes ,fort inférieures à ses productionsprofanes. 11 . U11 Recueil,t (Havresdiverses, 1664, 2 vol. in-ií, quioffre quelques fois de joli» vers.On y trouve les 150 Epigrammescontre une femme fardée , qui furentle fruit d’une gageure, nuis quefauteur 11’avoit pas parié faire tou-tes bonnes ; une domaine au plusfont piquantes. III. Des Eloges poé-tiques, &c. iu-12. IV. Défense deVEglise Romaine, 1671 , in-I2.Foycz Cadmus.

BRECOURT, (Guillaume Mac-toureau , sieur de) poète Eranqois,comédien excellent & mauvais au-teur , repreíentuít avec plus desuccès qu’il ne composoit. sl réus-sissent pour les rosis de roi & dehéroi dans les tragédies , L pourceux à manteau dans les comédies.Son jeu étoit tellement animé, qu’ilse rompit une veine cn jouant sacomédie dc Timon , t en un teul acteen vers,) qu’il vouUit faire va-loir au moins par faction, il mou-rut de cet accident cn iHz;. Sespieces dramatiques furent la plu-part titfsies. L’ Ombre de Mohere ,en un acte & en prose, est de lui ;ainsi que la Mort de Jodelet } laNoce de Fillage , en un acte & envers ; le Jaloux invijible , en 3actes, aussi cn vers. II y a quelque»traits comiques dans ces pieces ;mais ces traits , semés de loin enloin, n’eu rachètent pas les dé-V ij