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Tome IIe. [BA - CON.]
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. BRU

, il se donna la mort. cc Urutut» & CaJJÌHs se tuèrent, dit Montes>> î«ie« , »v«c une précipitation>> qui n'est pas excusable, & l’on» ue peut lire cet endroit de leur** v ’ e i fans avoir pitié de la ré-» publique qui fut ainsi abandon-L née --» foyez i" Antoine^ i. Auguste.r BRU TUS ou Bruti,L Jean - Michel ] né à Venise versJS'Si&morten Transilvanic en, 593 , est mis a u rang des bonsI Uiaa nistes, quoiqu'il n’eût point? mj nie Cicéroníenne qui régnoit. ors . Son caractère turbulent L"quiet le promena dans presque0u i, les royaumes de l’Europe ;" France , en Espagne , en Aile-j? a í> n e, en Hongrie , en Pologne,r in * le cours de ses voyages ,réputation le sit rechercher parj f ’"‘f billion', roi de Pologne, qui* nomma son historiographe, &chargea de continuer VHistoire de0n grie commencée par Bonsinius:,5 qu'il exécutai mais cette con-‘"uation n’a point vue le jour.

. Pfes la mort de ce prince , il eutmême qualité auprès de l'empe-r "r Roiolpbi 11, & de Maximilien" successeur. Bruti est principale-connu par une Histoire lati-M / lareuce en * livres, qui vajjj W'* la mort de Laurent de Ml-e ’ c,í e " 1492 , imprimée à Lyon{ . l6( í* , in-4. Dans cette HistoireÍq estimée, & dont la préfacei|i'p 0ut passe pour un chef-d’œuvreElégance, de jugement & de for-j, ' st Prendra à tache de contredirel* ul Jove , partisan déclaré des M(-p c,í > mais lui - même donne dansp Xt * s contraire à celui qu’il rc-eil ° c “ e à l'historicu panégyriste,de cette maison avect 0 ani mosité qui se décelé par-ta u ' àst> les grands ducs de Tol-c > ®nt-ils fait supprimer son

BRU ,J4J

ouvrage avec tant de soin, quecette édition est devenue aísez rare.On a encore de cet auteur un petittraité De origine Venitittrnm, im-primé à Lyon en 1569 , in-8- bienécrit & estimé j des Lettres lutinescn cinq livres, recueillies avec quel-ques autres ouvrages, & publiéesà Berlin en 1698 in-8. ; enfin desCommentaires fur Horace , César &Ciciron.

1 . BRUYERE, [Jean de la] na-quit eu 1644 , tians un village pro-che de Dourdan , dans l’Irle-de-France. II fut d’abord trésorier deFrance à Caen, & ensuite placé ,en qualité d’hommes de lettres, parle grand Ecjfuet , auprès de M. leDuc, pour lui enseigner l'histoi-re , avec mille écus de pension.L’académie Françoise lui ouvrit lesportes en 1693. Trois ans après,en 1696, une apoplexie d’un quart-d’heure l’eniporta ì Page de yr ans.C’étoit un philosophe ingénieux,ennemi de l’ambition, contentéecultiver cn paix ses amis & feslivres , faitmt un bon choix desuns & des autres ; ne cherchant nine fuyant le plaisir ; toujours dis.posé à une /oie modeste, habileà la faire naître; poli dans fes ma-niérés, sage dans fes discours; évi-tant toute forte <l'affectation , tqè-me celle de montrer de l’csprit.Ses Caraclcres de ï'kiopbraste , tra-duits da Grec , avec les tuteurs de ceJiccle , ont porté son n«m danxtoute j’Europe. Molière & Ipi ontcorrigé plus de ridicules,, A, misplus de bienséance dans le monde,que tous les moralistes anciens Simodernes. La touche de la Gruyereest aussi forte que celle de Molière ,& en mëme tems plut délicate &plus fine. Peintre hardi & énergi-que , i! montra , par le style ner-veux , les cxpreUìons vives , lestraits de feu & de génie, les tougsYiv