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fins & singuliers de ses portraits,que la langue Françoise avoit plusde Force qu’on n’avoit cru jufqu'a-lors. JUalezieitx , à qui il montrason manuscrit , lui dit : Voilà dequoi vous attirer beaucoup de lecteursbeaucoup d'ennemis. . . Accariasde Sírione , traducteur des Sentencesde Fubíius Syrus , observe que laBruyere s répandu dans ses Carac-tères presque toutes les Sentencesde c* poète Latin , & il en rapporteplusieurs exèmples, tels que ceux-ci : Fortuna ufu dat multa , mancipiouihtl : Levis est. fortuna , cita repof-cit quod dédit. “ La Fortune ne„ donne rien , elle ne fait que prê-„ ter pour un teins ; demain elle,, redemande à ses favoris , ce„ qu’elle semble leur donner pour„ toujours. — Mertem timere cru-jj delitts est quìm mari. La mort„ n’arrive qu'une fois, & se fait3, sentir à tous les momens de la3, vie. II estplíisdurdel’appréhen-3, der que de la souffrir. — Est vita31 misera longa, f elici brevis. La3, vie est courte pour ceux qui sont„ dans les joies du monde; elle ne3i parolt longue qu’à eeux qui lan-3, guissent dans l’affliction. „ Onjìt des Clefs aux Caraêieres de laBruyere à la cour , à Paris & enp»vince. Ces peintures parurentfi vraies , quoique chargées quel-quefois , qu’on y reconnut lesoriginaux de tous les pays. Cen’étoit pas fans raison que Boi-leau qui estimoit d'ailleurs beau-cotip 1 ouvrage de la Bruyere, liliïeprochoit d’avoir secoué le jougiles transitions, & d’avoir pris dansMontagne & dans Charron , ses maî-tres & tes modelés, un style dur& quelquefois obscur. Quoiquenous Payons comparé à Jllolierepour la vérité des portraits, nousTentons cependant qu’il y a très-loin des talens U’un poète comi-
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que ì ceux d’un peintre deteres, quelque supérieur qu’il toien son genre. On a encore de >des Dialogues fur le Quiétifne , d 11 'n’avoit fait qu’ébaucher , & aUquels l’abbé Dupin mit la deri)' emain : ils furent publiés enà Paris, in-is. Les meilleures e>fions des Caraêleres , sont ced’Amsterdam 1741 , en 2 voL 112, &de Paris 1750,2 vol.se- 1 *’& 1765 , in-4.
II. BRUYERE. V. Barbe*"’
I. BRUYN, ( Nicolas de ) d’A'Jjvers , graveur au burin , dontreste plusieurs morceaux finis, ,nfroids. II vivoit encore au c0mencemcnt dn seizième fiecle. >
II. BRUYN , ( Corneille I- épeintre L fameux voyageur, !,ela Haye, commença ses voyag es eMoscovie, en Perse, aux sodOrientales en 1674, &ne tes ac l ísva qàn 1708. Ils furent impi‘ n "'à Amsterdam : 1 e Voyage du Lee ' 10 '’en 1714, in-fol. & celui df ^covie , Ferse , &c. en 17181* jin-fol. Cette édition est e st i 1,1 ® e , ecause des figures ; mais sédition1725 , faite à Rouen en ; vol -
est plus utile , parce que 1’**’ /Banicr a retouché 1 e style i S °I «l’ouvrage d’excellentes notes, ® Ja ajouté le Voyage de des Monceau- ^St c. Bruyn est un voyageur cun el!
5 instructif j mais il n'est pss ^
jours exact , L son style est loin 1l’élégance. , /
I. BRUYS, ( Pierre de) ^fiarque, prêcha d’abord ses erre' ^dans 1e Dauphiné fa patrie, &répandit ensuite dans la Prove"
6 dans 1c Languedoc. II reha?soit les peuples, fouettoit les ffres , emprisonnoit les "O^itprofanoit les églises, renver ^ses autels, brûloit les croix- H ^vouloit admettre aucun de cesnumens de rietre religion. Les