Ut BRU
travagant. Austères en publie, ilsse livroicnt, dit-on , en secret àdes débauche» horriblçs.
III. BRUYS, [François] né àSerrieres dans le Mâconnois en1708 , quitta son pays, pour allercultiver les lettres à Geneve, Lpassa de - là à la Haye où il avoitd s parens, & où il se fit Calvinis-te. Une querelle de théologiensl’ayant obligé de sortir de Hollan-de . il se retira en Allemagne, d'oùil revint en France. 11 y fit sonabjuration , & mourut quelquetems après en 1738, à Dijon oùil suivoit le barreau. On a de lui :I. Critique désntérejsée ciel Journauxlittéraires , z vol. in-12. Cette cri-tique désintéressée est très-partiale.Le style est celui d'un réfugié, quin a pas eu le tems de se former enFrance. II. Histoire des Paf es, de-puis 8. Pierre, jusqu'à Benoit XIIIinclusivement , in-4. y vol. 1732 :ouvrage dicté par la faim ; pleinde satyres si grossie r es , que lesProtestans eux-mémes 11'ont pu lesouffrir. “ L’autcur , dit M. l’abbé„ Joly, n’avoit que ií ans, lors-„ qu'il commença à y travailler ,„ & il l’acheva à , en 1733.„ Quelle exactitude peut - on at-„ tendre sur une semblable matière,„ d’un écrivain de cet âge? J’ai„ appris de M. Bruys que ce fut„ ['indigence qui lui mit la plume„ à la main. II étoit alors brouillé„ avec ses parens de la Haye, &„ l'imprinicur lui donnoit 24 liv.„ par feuille ; c’étoit le moyen„ de précipiter ['ouvrage; on ne,, s’apperqoit que trop de ce dé-„ faut, & plût à Dieu que ce fût,, le seul qui s’y trouvât ! L’auteur„ lui-mêmc , outre les senti mens„ hérétiques qu'il détestait après,, fa réconciliation à ['église, fai-„ soit peu de cas de cette Histoi-„ re, fc il étoit le premier à rire
BRU
d* eenx qui paroissoient lVíbs-,, mer. II a beau dire dans mille,, endroits de cet ouvrage, q 11 '",, «st catholique Romain ; il étoit,, alors Calviniste , comme il m eB„ » fait l’aven , & même quelqu e
„ chose de pis, ainsi qu’il me s«-,, roi t aisé de le prouver. Presque» chaque page offre an lecteur d®,, fautes groffìeres , L si j'e»
,, couvre ici quelques-unes, e'e»», moins pour prouver que la* 1 "„ tour étoit protestant, ou plut"*« qu’il n’avoit aucune religion *,, que pour témoigner ma surp rl ‘ !» de voir des personnes csii> ncC„ cet ouvrage. íl affecte consta" 1 ',, ment de refuser à Jésus - Cbrf» la qualité de Dieu, Sc je défie» qu’on puisse produire un se*"» endroit où il lui donne ce nom*„ s Mém. de jVicerou, tome 42 - ) »III. Mémoires historiques , critiqu* s
l’on
sut
if littéraires, 2 vol. in-12 , oùtrouve beaucoup d’anccdotcsle caractère & les ouvrages ‘|. cSsavans qu’il avoit connus dans IÇ Sdifférentes courses ; elles font m**lées dans le récit de ses aventure»-IV. Les six derniers volumes Ç 1 *Tacite d’Amelot de la Uousaie ■ 1,5ne valent pas les quatre premier»-BRUZENde la MartiniE^'[ Antoine - Augustin ] neveu “Ucélébré Richard Simtn , naqu' 1 *Dieppe, & fut élevé à Paris l oUSles yeux de son oncle. En 170?»il se rendit à la cour du duc 1 ,Meckelbourg , qui l’avoit appel!auprès de lui, pour faire des re-cherches fur ['histoire de ce du-ché. Ce prince étant mort, >1 s .tacha au duc de Parme, L enfuit 6au roi des Deux - Siciles , q 11 » enomma son secrétaire, & lui d u ”'na des appointemens annuel» “ e1200 écus. 11 avoit conçu dep 111 *long-tems le projet d’un nouveauDictionnaire Géographique , 11