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jnoliqites de Saint Gilles, scanda-|i[es de ses excès autant que deics erreurs, le brillèrent dans leur''•Ile en 1147. H scutenoit que le® a Ptème étoit inutile avant l’âgc®e puberté ; que le sacrifice de la"•elfe n’étoit rien ; que les prie-rcs pour les morts val oient encorem °ìns, &c. Ses disciples furent ap-Prilés de son nom, Fetrobujìens.
U. BRUYS, (Henri de) étoitl,n hermite , qui adopta a u com-™ e »cement du douzième siécle lese,r eurs de Pierre de Bruys. II nioitle baptême fût utile aux en-, a * s , il condamnoit l’usage des'Slises Sc des temples , rejettoitInculte de la Croix, défendoit dcCe| ébrer la messe , & enseignaitjl'i’il ne Falloit point prier poures morts. La violence que Pierreí * Bruys avoit employée pour éta-, lr f* doctrine, ne lui avoit pas
, il avoit été bridé à St. Gil-e s. l{ cnr i , pour se faire des parti-’ ns > prit la route de l'insinuation. de la singularité. II étoit encoreJeune, ;i avoit les cheveux courts** H barbe rase ; il étoit grand &^al habillé ; il marchait tête Sc^àls nuds, même dans la plusS^nde rigeur de l’hyvcr. Sonddges & fes yeux étoient agités, Cotn mc mie mer orageuse. II avoit®îl ouvert , la voix forte & ca-ïable d’épouvanter. II vivoit d’11-j le maniéré fort différente des an-, es, fx rctiroit ordinairement dansCs . cabanes îles paysans , demeu-toit le jour fous des portiques,jpuchoit & mangeoit dans des•eux élevés & à découvert. CeÇurbe Fanatique acquit bientôt laRéputation d’ua grand Saint. Lesâmes publioient fes vertus , &Jloient qu’rV avoit l’esprit de pro-
, y qu'il connoisoit l'intérieures consciences les péchés les plusJecr 'ts. La réputation de Henri sc
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répandit dans le diocèse du Mans ;on le supplia d’y aller, & il y en-voya deux da ses disciples qui fu-rent requs du peuple comme deuxAnges. Henri s’y rendit ensuite ,fut accueilli avec les plus grandshonneurs , & obtint de Pévêquela permission de prêcher & Ren-seigner. On courut en foule à fesprédications 5 & le clergé exhor-tait le peuple à y aller. Henri avoitune éloquence naturelle & nuevoix de tonnerre : il eut bientôtpersuadé qu’il étoit un hommeapostolique ; & lorsqn’il fut sûrde la constance du peuple, il en-seigna fes erreurs. Ses sermonsproduisirent un effet que l’on n’at-tendoit pas. Le peuple entra enfureur contre le clergé, & traitales prêtres, les chanoines & lesclercs comme des excommuniés.O11 refusoit de rien vendre à leursdomestiques ; on vonloit abattreleurs maisons , piller leurs biens,L l.s lapider ou les pendre. Quel-ques - uns furent traînés dans laboue & battus cruellement. Le cha-pitre du Mans défendit à Henri,fous peine d’excomrminication , deprêcher davantage ; mais ceux quilui notifièrent cette sentence fu-rent maltraités, & il continua fesprédications jufqu’au retour de l’c-vêque Uildebert qui étoit allé à Ro-me. Le pape Eugene III envoya, en1147, un légat dans cette provin-ce ; S. Bernard s’y rendit en mêmeteins, pour garantir les peuplesdes erreurs & du fanatisme qui dé-soloicnt ce: contrées. Henri prit lafuite; mais il fut arrêté & mis dansles prisons de l’archevêché de Tou-louse , où il mourut. Les Henri -ciens , fes disciples , se répandi-rent dans les provinces méridio-nales , & ils y donnerent des scenesscandaleuses. Leur cœur étoit aussicorrompu, que leur esprit étoit ex-