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Tome IIe. [BA - CON.]
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V mettre h sienne. II se bâtit untemple, Ce nomma des prêtres , &je fit offrir des sacrifices. II s’initiau'i-même ilausce collège saccrdo-J associa la femme & son che-v*)- Le nouveau Jupiter , pourufieiixmériter ce titre, voulut fini-sh 1 les éclairs & les foudres. DansUs orages, il faisoit mi bruit sem-blablc à celui dti tonnerre , avecu ne machine ; & lançant nne pierrecontre le ciel , il s’écrioit : Tuc-nt0 ‘ > ou je te tut. Ses extravagan-ces ne se bornèrent pas là. II ren-versa les statues & les images desStands hommes ,• il fit ôter de toutesles bibliothèques de Rome les bus-ses d 'Homère, de Virgile, de Tite-> il enleva aux familles tous'es ms,rumens de la vertu de leursÇ“cétres. Les débauches les plus•niâmes & la cruauté la plus barbarevinrent ajouter l’horreur à tousWs ridicule». Incestueux avec lesfrais sœurs, il parut avee elles enPublic dans des postures infâmes,j! déshonora les femmes de Rome ,•cs enlevant à leurs maris , &Jouissant d’elles en leur présence :v Voyez MaCron N II- DrU-SlLLE. ) u établie des lieux pu-blics de prostitution dans l'on pa-•aìs. R y pi^j, une académie deJ e u , & tint lui - même école de”>Pponuerie. Un jour manquantUrgent,il quitta les joueurs, des-cendit dans la cour, y fit tuer fur lechamp plusieurs personnes distin-guées, St rapporta six cents millesesterces. L’effusioti du iang hu-n ' a b> étoit pour lui le spectacle lePuts agréable, les meurtres etoientles récréations. Deux consuls, au•uilieii delquels il étoit astis, leVotant éclater de rire, lui en dé-nudèrent la raison : Je ris, leur^Pondit le scélérat , furet que jeJo, ‘ge qiíà l'institut mente je fuisv,u t fuire égorger tous tlcux- Un

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jour qu'il S’étoit mépris dans uneexécution, un antre que le condam-né ayant souffert la mort, il dit:Qu'iiiiporte > l'nutre ne l'avoit sasplus méritée que lui. Un chevalierexposé sans sujet aux bêtes, criantqu’il étoit innocent i Caligula le faitrappelles , commande qu’on luicoupe la langue, & le renvoie peurêtre dévoré. Les pareils etoientforcés d’affilter au supplice de leursproches & de plaisanter avec lui.C’étoit , dit Montesquieu , nn vraisophiste dans la cruauté. Commeil dcsceinioit également à'AntoineSi A'Auguste, il disoit: " qu’il ptl-„ íiiroit les consuls s’ils célébraient„ les jours de réjouissance établis„ en mémoire d c la victjire d’Ac-„ tium , & qu’il les puniroit s’ils„ ne les célébroient pas. „ Drujillefa sœur, à qui il accorda les hon-neurs divins, étant morte, c’étoitun crime de la pleurer , parcsqu’elle étoit Décjsc , & de ne lapas pleurer, parce qu’elle étoit s*saur... Le triste plaisir devoir souf-frir le flattoit tellement, qu’il s’a-musoit a faire damier la questionou mettre sur la roue des malheu-reux. On le vit fermer les grenierspublics, & se plaire à voir à Romeun commencement de famine. Cetteaine féroce purtoit la démence &la rage , julqu'i souhaiter que lepeuple Romain n'eút qu’une tlte ,pour pouvoir la couper d'unseul coup .Une famine , une peste, un incen-die, un tremblement de terre, laperte d’une de les armées, etoientî’objet de fes vœux les plus ardens.11 ordonna qu on nourrit d’hom-mes vivans les bêtes làuvages ré-servées aux spectacles. II n y eutque les brutes qui n’eurent pas àse plaindre de lui. Son cheval -,nommé Jncitatus , fut traité com-me les grands hommes l’atoientdu teins de la république : il le nain-iib ij