Band 
Tome IIe. [BA - CON.]
Seite
386
JPEG-Download
 

,86 C A t

j, vrages de Paul la nature se mon-,, trait dans toute fa vérité. „ Voy.II. Brun , <ì la fin.

II. CALIARI, [Benoît] frer»du précédent, avait des talenssem-blables. On confondait sauventleurs tableaux. 11 lailsoit jouir, parune modestie peu commune , ionfrère de la gloire que ses ouvra-ges auraient pu lui acquérir, s’ils’en fût déclaré fauteur. II cul-tiva la sculpture en même temsque la peinture , & réussit dans cesdeux arts. II mourut en i;y8 , ì

60 ans.

III. CALIARI, [ Charles & Ga -èriel] tous deux fils de Paul Ve'fo-rtifie , héritèrent de ses talens. Char-les, mort en i çqé à ï6 ans, auroit,dit-on, surpassé son pere , si sa tropgrande application ne lui avoit coû-té la vie. Gabriel, mort en i6zi ,auroit pu aller presque aussi loin ;mais le commerce était fa princi-pale occupation , & la peinture netut que son délassement.

CAI.IGNON, [ Soffrey de ] na-quit à S. Jean près de Vairon enÒauphiné. II Fut d’abord secré-taire de LeJ’diguieres, puis chan-celier de Navarre fous Henri IV,& employé par ce prince dans lesnégociations les plus difficiles. IItravailla arec de Thou à rédigeri’cdit de Nantes. C’étoitun hommeconsommé dans les affaires d’état &dans l’ulage du monde. Hem ì IVl’auroit fait chancelier de France,s’il eût été Catholique. II mourutcn 1606 , à 56 ans, emportant lesregrets des savane & des citoyens.Sa vie a étééciitepar GuiAllard,avec celles du baron des Adrets

6 1 de Dupui-Montbnm > Grenoble ,167s , in-ii. on lui attribue VHifi-toire des choj es les plus remarqua-bles advenues cn lianoe ìs années1587 , 1S8S L i>8v , par S. C.

CAL

[Soffrey Calignon. ] in-8- * 5 ^Ces mémoires , mal écrits & *avrâbles aux Protestans, renferw e 'd’ail leurs des particularités in ereliantes. ,

CALIGULA , [ Caïuí -empereur Romain , fiy:cessct |rTibère , naquit à Antiuml’au ‘3Jésus-Christ. II étoit fils denicus & íi'Agrippine , fille dÇ J u ,í& du grand Agrippa. Cet ínl el1 ^s'imaginant qu'il étoit honteux P®',lui d’avoir un grand homme ,qu 'Agrippa , au nombre d e ^aïeux, faisoit sortir dS r ‘Pf‘"c\\ emere, A'Auguste & de Julie ft n |jTibere l’adopta de bonne heure-n'avoit que r; ans, lorsqu 1 *!proclamé empereur , fan 37 JJ. C. Les commencemens derégné annoncèrent au peuple *main des jours fortunés. I> P r0 . | eau sénat de partager avec I*"gouvernement, & de se reg ar .jcomme son fils & son élev®*rendit la liberté aux prisonnier^*rappelle les exilés, brûla tol,S n- e 'jpapiers que Tibere avoit tiSn3 , eScontre eux. II réforma Tordrechevaliers, abolit les impôts, b .ni t de Rome des femmes 3 ^avoient trouvés de nouveaux rnemens de débauche. Rome 1 ^pelloit, d’une commune voix, ^modelé des princes. Maistraita bientôt ccs éloges P rcCI L.,tés. Une maladie le changea 1 ® {lcmciit. Ce prince , qui l ,ctll |TI i»huit mois entiers avoit P r °tant de gloire & de félicité ,un tyran, un monstre , un ft 1 ' jun insensé. Son orgueil nioi'

son comble. 11 se vantait d e .

- •- dc l *

le maître de tous les rois

terre , & regardait les antres P^ces comme de vils esclaves. H v .lut être adoré comme n» 1 ( j e11 lit ôter les tètes des A a,l,eS uU jrJupiter & des autres divinités, P