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*Ç f *. Obligé île se montrer ,à lac °ur, il y paroissoit le jour'com-un poêle indigent , & le soir*1 enveyoit sou esclave mendier^ porte en porte. Cet esclave ,Plus sensible que les courtisans &f. compatriotes du poète, l’avoitjuivi des Indes & ne le quitta qu'à!»» mort. Le chagrin & l’indigence
hâte
'■lent celle île Cutnoèns : elle'f'iea en 1579. 11 étoit àxé d’en-Jiron 6a ans. U mourut dans unoopital, tu reprochant à ses oonci-‘oyens leur ingratitude. On mit furIon tombeau cette épitaphe : Ci-Louis Camoens , prince des■foíítí de /«„ teins. On dit qu'il«toit d’«ne société douce & aima-í . > que son courage d’esprit éga-,01t celui qu’il montra dans lescombats, & q U ’ii supportoit lesmalheurs comme il avoit bravé, Angers. II étoit enclin auxPlaisirs & à l'amour, plus libéralUn il ne convient de l’être quand°n n’a qu'une fortune précaire ;Posté à la raillerie L à la satyre ,? u on ne pardonne jamais qu’à® e ux qui ont une supériorité réelle,h Espagne & le Portugal te com-merent d’éloges, & il faut avouerî u ‘l les mé ri toi t à certains égards,“^'s marcher fur les traces d 'Ho-T ere & de Virgile , fauteur del a Infinie a plu & plaît encore.°n Poème ne fera , si l’on veut,,lle la Relation d’un voyageur*J° cte , & l’histoire de la décou-e rte ,ie S p n( } es Orientales par lesottugais ; Biais cette Relation est/"ée de quelques fictions hardies^ “cuves. Son épisode A'Inès îleest d’une beauté touchante.7 * description du géant Adamaf-' gardien du cap des Tour.entes , est un morceau égal à° ut ce que l’imagination des plus| 5 an ‘ls poètes ait pu produire,ans presque tout le reste “ ce
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n’est que l’Histoire du Portugal,„ dit M. dr la Harpe , amenée„ en épisodes qui se succèdent„ cunuyeuselnent, & qui souvent„ sont mal fondés. II 11’y a ni„ ri’assez grands dangers , ni des si-„ tuations assez attablantes, ni des„ personnages assez héroïques pour„ former la fable d’un poème.„ L’auteur manque de J’imagina-„ tion qui invente ; mais il a fi-„ imagination qui peint. „ Engénéral il y a de la vérité & dela chaleur dans ces descriptions.Les lieux , les mœurs , les carac-tères y font bien représentés ,les images variées , les pallionsbien rendues , les récits charmans.Le poète passe avec une facilitésurprenante du sublime au gracieux& du gracieux au simple. C’est enfaveur de ces beautés , qu’011 apardonné à Casnoéns le peu deliaison qui regne dans son ouvra-ge , le ridicule mêlé souvent avecle beau , le mélange monstrueuxdes dieux du Paganisme avec lesSaints de la religion Chrétienne.Mars s’y trouve à côté de Jésus-Christ , & Baccbus avec la SainteVierge. Vénus aidée des conseilsdu Pere Eternel , St secondée desfteches de Cupidan rend les Néréi-des amoureuses des Portugais danscette isle enchantée, dont Camoénsfait une description si voluptueuse.La Lujìude fut imprimée à Lisbon-ne, «572 , in-fol. & réimpriméeìParis, i7qy , en 3 vol. in-iî. Mal-gré ces défauts , elle a été traduiteeu plusieurs langues. La meilleureversion que nous en ensilons enFrance, étoit celle de du Perrondf Caftera , 173; , 3 vol. in-12,avec d “s notes trop longues de lamoitié , & une Vie de fauteur assezinexacte ; mais celle que M. de t»Harpe a publiée en 1776 , en sroi. in-g. vaut infiniment mieux.
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