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Tome IIe. [BA - CON.]
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prit de sa nation y sont peintsavec assez de vérité & de nobles-se ; mais I amour y est Foibìe &langoureux. V. L’art qui régnédans Tyridate , la fit passer pourune de ses meilleures pieces. C’estun frcre amoureux de fa sœur ;niais cet amour est traité avecdélicatesse , & l’iiorreur qu'inspireune passion si criminelle, n'est pasmédiocre. En admirant la simpli-cité du sujet, on ne fut pas moinsfrappé de f adresse avec laquelle!e poète tient le spectateur sus-pendu sur la cause de la tristessede Tyridate , & sur son oppositionau mariage A'Erinice avec Abra-date. Toutes ces pieces , à l’excep-tion de Virginie , ont été conser-vées au théâtre. VI. Thocion ,Adrien , tragédies ; le Jaloux défa-hust, Y Amante Amant , comédies ,dont la ire se joue encore ; Achille(Voyez Colasse), & Alcide oule Triomphe d'Hercule , tragédies-•péra, ne fout plus guere lues nireprésentées. On fit fur 1 a dernierel’épigramme suivante :

Aforce de for germon devient forgeron-,ll n'en est pas ainsi du pauvre Cam-

pistron ;

Au lieu d'avancer, il recule ,Voyez Hercule.

II n’y a que la pastorale â’Acis UGalatée , mise en musique par Lulli,qui reparoít de teins en teins. Voy.Álberoni.

II. CAMFISTRON, (Louis de)frere du précédent , cultiva com.me lui la poésie françoise. Jésuitedès l’âge de i; ans , il se formadans cette société >'esprit & legoût. Le duc de Vendôme le retintauprès de lui dans ses campagnesd’Italie. Les deux freres étoientles orales des officiers dans tou-tes les matières de bel-efprit & delittérature. On a de lui des Ttijìeí

SAM

répandues dans le recueil des Jeu*Floraux; IV Stances fur la Sympa-thie , pleines de naturel & d'auié-nité ; une belle Ode fur le Juge-ment dernier, que quelques- uns f*bazardent d’attribuer à Mile Chcrofo& les Oraisons funèbres de tondXIV Sc du Dauphin. II mourut en1 733 j à 77 ans. Ses vers, commeceux de son frere , font contons ,mais ils manquent de nerf & ‘I ecoloris : on trouve le même défautdans fa prose.

CAMPO, ( Antonio) auteur Ito-lien , né à Crémone au X ve lîc-cle*est regardé par ses compatriotescomme un des bons historiens decette importante ville du duché deMilan. Son Histoire est cn italien-La meilleure édition est celle deiçgj , à Crémone, in fo!. On !’«'time moins pour les recherchesqu’elle renferme , que pour le*planches au burin d ’Augustin Cani-che. Elle est rare & recherchée »

mais sédition de Milan, in-4 ,d’un prix très-inférieur.

CAMPRA , ( André ) miisic ,e1 'eélebre , né à Aix en 166o , «n° r JJì Versailles en 1744, sc fît d’abord‘connoître par des motets exécu-tés dans des églises & par des con-certs particuliers. Ces petites p r0 "ductions lui procurèrent la pJ acC -de maître de musique de la maisonprofesse des Jésuites à Paris , ®ensuite la maîtrise de la métropo-le. Son génie , trop resserré dan*les motets, s’exerça fur les Opéra-II remplit heureusement cette nou-velle carrière. II marcha sur ' CSpas de Lulli , & l’atteignit de fortprès. Son Europe Calante, son Car-naval de Venise , ses Fêtes Vé >!t 'tiennes , ses Ages , ses Fragment deLulli , ballets; JJé/ionc , Altiste, T e ~lèphe, Camille,Sc Tancrède, tragédiesopéra , parurent avec beaucoupd’cclat & sc maintiennent er.eoro