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ne t> ce prince, aussi satisfait de sestalens que de ton caractère, le fitsecrétaire de se« commandemens,ensuite secrétaire général des ga-lercs. Il le fit depuis nommer che-valier de l’ordre militaire de 8. Jac-ques en Espagne, commandeur deChimène, & marquis de PenangeItalie. Le poète, devenu ne-wssairc au prince par l’enjouementde son esprit & la vivacité de sonimagination, l’avoit suivi dans cesdifférens pays. Catnfijìron se retiradans sa patrie quelque tems après.
H y épousa mile de Maniban , sœurdu premier président de Toulouse& de l’évêque deMirepoix, depuisarchevêque de Bordeaux, & y mou-r, U en iprz d’une apoplexie : cettemaladie fut causée par la colere°u il se mit contre des porteurs-de-chaise, qui refusèrent de le por-* er à cause de sa pesanteur. II^oit Mainttneur de l’académie desJeux Floraux depuis 1694, &membre de l’académie Françoised^Puis 1701. Campftrtm jouit àToulouse de tous les agrémensV>'il méritoit. Les sociétés dis-tinguées qu’il avoit fréquentées à* aris, lui donnoient le moyen d’aC-*aisonner sa conversation de beau-eoup d’anecdotes intéressantes ,dont les provinciaux font encoreplus curieux que les Parisiens. IIalmoìt la bonne cbere, & il avoit1 indolence d’un homme de plai-«r. Quoique secrétaire d u duc dercniómi , il trouvoit plus courtde brûler les lettres qu’on écri-Voitàce prince, que d'y répondre.Aussi le duc le voyant devant unSrand feu , dans lequel il jettoit"n tas de papiers : Voilà , dit-il,npistr on tout occupé à faire ses ri-sses. II suivoit ce prince jusquesle champ de bataille. A la jour-bee de Steinkerque , le duc de Ven-"èllie le vovanr tnuiours à ses CÔ-
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tés, lui demanda : Que faites-vousici , Campistron... Monseigneur, luirépondit - il , j’attends que vousveuillez vous en aller. Ce sang-froidd’un poète dans un moment très-périlleux, plut infiniment au hé-ros. Son théâtre, ( 1750, 3 vol.in-iî,)cst un de ceux qui ontété le plus souvent réimprimésaprès les ouvrages dramatiquesde Corneille , de Racine, de Créhil-lon Si de Voltaire. Ou y trouvebeaucoup d’intelligence de l’art.
La disposition de ses pieces estpresque toujours heureuse, les ca-ractères bien soutenus , le dialo-gue régulier , les situations quel-quefois touchantes ; mais le styleest fuible & fans coloris. Les épi-thètes , Les conjonctions , lesexpressions communes reviennenttrop souvent. Le sentiment est as-sez bien rendu ; mais point degrands tableaux , point de ces tira-des admirables de nos grands poè-tes. Ce n’est pas qu’il 11’ait vou-lu peindre. On trouve chez luides détails de caractères, des traitshistoriques , des monologues , desharangues ; mais ces tirades ne Fontesset fur les spectateurs , que lors-qu’elles sont animées par le géniedu poète. Si 1 e pinceau de Fau-teur tragique est foible, alors cestirades ne produisent que des lon-gueurs , des inégalités , des écarts,qui refroidissent la chaleur des sen-timens & ralentissent la marchede Faction. I. Virginie , son coúpd’essai, fut foiblement applaudie.II. Son Arminius eut un succès plusheureux. Cette piece est pleine degrands sentimens. III. Andronic ,une de ses plus belles pieces j &qui est restée au théâtre, fut en-core mieux accueillie. IV. Alci-hìade la suivit de près , & parta-gea l’applaudissement de ses aî-nées. Le caractère du hérss & Fss-