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Tome IIe. [BA - CON.]
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le Saint-Office. Çomme ses assai.res preiioient un mauvais tourdans ce tribunal, il se sauva a Bâle.On a de lui des EclaircijsemcHs furlu Poétique d'Aristote , pleins d'es-prit ; mais d’une subtilité qui dégé-néré souvent en chicane. I.e Feuayant pris â la maison qu’il habitait àLyon, il se mit à crier : Sauvez maPoétique ! C’étoit en effet le meil-leur deses ouvrages. Ce feroit mê-me un bon livre, selon la Menar-Aiere , si la passion de contredireAristote ne lui avoit sait embrasserd’étranges sentimens, & s’il n’yHvoit pas fait entrer tant de ques-tions & de raisonnemens inutiles.JDacier n’cn juge pas si favorable-ment : “ Caftelvetro [dit-il dans la„ préface fur la Poétique d'Aristote']j, a beaucoup d’esprit & de savoir ,,, si l’on peut appellcr esprit cej, qui n’est qu’imagination , & don-„ ner le nom de savoir à unej, grande lecture. Qu’on assemble„ toutes les qualités d'un bon in-^ terprête, on aura une juste idée,, de Cnstelvetro , en prenant le„ contre-pied. II ne conuoît ni le„ théâtre , ni les passions, ni les„ caractères ; il n’entend ni les5, raisons, ni la méthode d’ Aristote,„ & il cherche bien plus à le con-3 , tredire qu’à l’expliquer. II est3 , d’ailleurs si entêté des auteurs de3, son payj, qu’il ne sauroit être,, bon critique. Comme le Thcr-„ site d'Homère- , il parle sans mc-„ lure & déclare la guerre à tout„ ce qui est beau. II ne laisse pas3, quelquefois dc dire de bonnes3, choses5 mais elles ne valent pas„ le tems qu’en perd à les chcr-„ cher. » 11 est d’ailleurs fort obs-cur , & ne rapporte jamais que lamoitié des passages qu’il cite, &même quelquefois il n’en rapporteque les premiers mots , qui ne fontrien à son sujet, comprenant le

reste qui y a rapport, fous iih f‘7citera. La t. édition de fa Poéti'que , imprimée à Vienne-en An-triche, en 1570, tu-4 , est re 'cherchée. O11 fait cas aussi de c cllede Bâle en 1576, in-q. O11 a en-core dc lui Opère entiche,in-4. II mourut à Chiavene e»1571» à 66 ans. C’étoit tm hom-me sobre , réglé , dc mœurs st"reprochables. II ne voulut l’ oinfe marier, de peur que lc foi" j 11ménage ne le détournât de 1 etii'K 1Nullement attaché aux riche ^ses, il abandonna â un de ses ” 'res tout ce qu’il possèdoit. *amis avoient en lui un hoM>'ardent & officieux ; mais il 'j 1loit lui permettre de censurer 1défauts d’un ouvrage ; c’étoitfa passion. II se sit donc beaucoupd’ennemis : car qui aime à être e r!tiqué?

CASTIGLIO, V. I. GON7.AL*’

I. CASTIGLIONE, Vo)™

nedette (Le). . •>

II. CASTIGLIONE, (JoscP 1 ’''poète & critique , natif d’Ancj^.®’le maria à Rome en 1 ç 8 2 , devugouverneur de Corneto en 159®*& mourut vers 1616. II s’ 01 *poit â faire des vers latins s> ir ^divers évenemens de son teins.

a fait aussi quelques ouvragescritique , contenus dans un ] lV .^imprimé fous le titre de V arleéliones & opuscula , Rome 1594»

in-q. -

CASTIGLIONI , ou CaS t *lion, (Balthaíar) poète ftouan, né cn 1478, arnbaliarid» due d ’Urhiu auprès deVI 11 roi d’Angleterre , requt 'ce prince l’ordre de la Jari'ctteII épousa ensuite llippolytcfemme d’unc grande beauté, & ‘génie an-dessus de sa beauté.union, formée par l’amotir S

la conformité des goûts, 1IC 1 , c