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Tome IIe. [BA - CON.]
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de Henri II , elle fut deux fois ré-gente du royaume : elle l'avoitdéjà été durant le voyage du roison mari en Lorraine, en içyj ;elle le fut la rde pendant !a minoritéde Charles IX ; & la troisième, de-puis la mort de ce prince, jusqu'auretour de Henri 111 , alors roi dePologne. Son objet principal, fousla minorité de Charles IX , fut dediviser par l’intrigue , ceux qu’ellene pouvoit gagner avec de l’ar-gent. Placée entre Us Catholiques& les Protestans , les Guises & lesCoudés, elle souleva les partis op-posés , pour rester saule maîtresse.Elle accorda aux instances des Hu-guenots, le colloque de Poislì, eni;6i ; & Tannée d’apres, l’excr-cice public de leur religion , dansla crainte que la jonction du roide Navarre aux Guises, ne rendîtce parti trop puissant. LorsqueCharles IX fut déclaré majeur, ellese fit continuer ['administrationdes affaires, & brouilla tout, com-me auparavant. Ayant fait leverdes troupes fous le prétexte dese précautionner contre le ducá'Albe , mais réellement pour ab-baisser les Protestans ; ce parti enprit de l’ombrage , & le royaumefut eneore embrasé. Catherine avoitallumé la premiere guere civile«n favorisant les Huguenots ; ellecausa la seconde en les irritant.Elle eut beaucoup de part à tou-tes les actions sanglantes qui sui-virent la prise d’armes. Ce fut enpartie par ses conseils, que le mas-sacre de la St Barthelemi fut or-donné. Elle gouvernoit alors sonfils ; mais elle se brouilla avec ceprince sur la fin de sa vie, & en-suite avec Henri III. Elle mouruten iy 89 , regardée comme uneprincesse d’un caractère incompré-hensible. L’auteur de la HenriadetajJîìst toujours prête à changer

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d'iritéréts Sc d’amis, s’nnissant tan-tôt avec les uns, tantét avec le®autres. II reste une Lettre , p arlaquelle elle remercie le prince deCondé d’avoir pris les armes contrela cour. Lorsqu’on lui aunonqa ,sur un faux bruit, la perte de labataille de Dreux, que Ton don-na d’abord comme gagnée par l eSProtestans : Hé bien , dit-elle, nousprierons Dieu enfrançois&ftt voyo>tles événemens les plus fâcheux ,avec Tindifférence nécessaire po»rpouvoir y remédier ; elle savoitmême diminuer l’avantage queennemis en eussent pu prendre»par le sel d’un bon mot Lorsqu®le roi de Navarre, qui venoit deperdre la Ecole, place importante»en 1578 , eut repris Fleurance »très-petite ville auxenvirens d’Auch»elle se contenta de dire en souriant :C'est la revanche de la Réole j le t»tde Navarre a voulu faire chou p ourchou ; mais le mien est plus p 0,>, “mé. Elle avoit trouvé le moyeude détacher du parti des Protel-tans, un des gentilshommes l esplus accrédités , Ujfac , qui étantdevenu amoureux d’une des fiH e . sde la reine-mere, se fit Cathol'*que, & livra la Réole, dont "étoit gouverneur. Si on nous 1 *peint quelquefois triste & abat-tue, c’étoitune tristesse préparée »un abattement politique , pour seménager des secours. C’est ain“que , voyant son pouvoir anéantiparle crédit des Guises, sous I erégné de François 11 , elle plaintson état, sa captivité & celle duroi son fils, au prince de CoudeSc aux chefs des Protestans. Sou-venez-vous, mon Cousin , écrivoit*elle au prince, de conserver les en-fans, la mere fis le royaume, commecelui qui a le plus d'intérit, est st 1 }pestt compter qu’il ne fera jama»oublié. La tristesse, les soupirs » * es