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«fuies même fur son fort & furCc 'ui «le la maison royale, ne luic °ûtoicnt rien dans Ces fâcheusesextrémités ; mais s’agissoit - il deairç ^te aux revers ; elle affron-™* 1 les périls, même eeux de laP'erre avec toute l’intrépidité.. un héros. Accoutumée aux ha-*fd*, pendant le siégé de Rouenen fîsiî , elle alloit tous les jours*" fort de Sainte-Catherine; lesfo’'0'iedfs N arquebusades , dit Brau-® lne i pleuvotent autour d,'elle, qu'clle5 f, ‘ souciait autant que rien. LeCon nétable & le duc de Guise luifemontrant qu’clle s’expofoit trop,
* * n’en fit que rire, & leur de-Dla nda pourquoi elle s'épargneraitîjstsqu'euxì .... Efl-ce que fai moinsintérêt, ajouta-t-elle , ou moins deCc s s age que vous} II est vrai que3 “i moins de force , ntais je n'ai pas,n oìns de cteur. Elle recherchoitavccPrestement les officiers qui fe dif-tln Siioicnt par leur valeur, & ellea ‘")oit à s e faire instruire de leursactions, & des occasions où ils s'é-to, ent signalés. Elle les présentoire, uiiite elle-même au roi, & les luitCc ommandoit, en lui rappellantte qn’ils avoient fait, ou pour faP'rsonne même, ou pour ses préilé-Ctt Ws. S’ils avoient des démêlésen femble, elle cherchoit à les ré-t01 icitier, avec tout le ménagementleur délicatesse fur le point•honneur pouvoit exiger. Ellef r *t ce soin pour la Châtaignerie ,~ * rdaillan , & pour les braves Cril-& A’Entraînes , au rapport deBrantôme. Cette conduite lui gagna* e cœur de plusieurs officiers ,Vii ne croyoient pas trop bazarderlui sacrifiant leur vie. On luidonna mêine l’éloge de Mere desGc mde Guerre, MATERCASTBO-® u « , à l’exeinple des Romains.I'ndant le feu des guerres civi-,es i elle alloit quelquefois au
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camp & y cncourageoit les soldats.Ceux qui l’on t accusée d’avarice,nc l'on t point connue ; elle n’ai-moit que la dépense , & quand onlui opposoit l’état d’épuisementoùétoient let finances : II faut louerDieu de tout , difoit - elle, mats ilfaut vivre. Prodigue pour ses plai-sirs , elle n’étoit point économe ,lorfqu’il falloit récompenser lesgens de mérite qui avoient quelquesdroits à ses largesses : les savans& les artistes l’éprouvcrent en dif-férentes occasions ; non-senlementelle les traitoit avec distinction,mais elle savoit apprécier leursouvrages & leurs talens. Elle fitvenir des manuscrits dc Grèce &d’Italie; fit élever les Thuilcrics ,l’Hôtel dc-Soissons, où depuis ona bâti la Halle aux bleds; on cons-truisit auffi par ses ordres, Saint-Maur-des- Fossés , Monceaux enllrie , Chenonceaux en Tourai-ne, Le. &c. &c. Quelque indiffé-rente qu’elle fût pour toutes lesreligions , elle ne laissoit pas d’ô-tre superstitieuse. Elle croyoisnon-seulement à l’astrologie judi-ciaire , mais encore ì la magie.Elle portoit fur l’cstomac une peaude vélin, ou, selon quelques-uns,d un enfant égorgé; elle étoit con-vaincue que cette peau avoit lavertu de la garantir de toute en-treprise contre sa personne. Rienne dévoile mieux la noirceur deson caractère, que l’cducation deses enfans. Des combats de coqs ,de chiens & d’autres animaux »étoient une de leurs récréationsordinaires. S’il y avoit quelqueexécution considérable â la Grevé,elle les y menoit. Pour les rendreaussi lascifs que sanguinaires, elledonnoit de teins en tems de petitesfêtes, où ses filles d’honneur , lescheveux épars , couronnées defleurs, servaient à table demi-nues.