* fes psrens & à les amis ; il avoità veine de quoi le faire enterrer :m5is il le croyois déjà propriétai-r e de tous les biens que le duc de^"</f lui avoit promis pour l’en-8 l Sev à partager ses périls. 11 sejttcloit de poésie , & s'il ri’avoit"si u , pour réussir en ce genre ,Su’une tête chaude , il y auroitexcellé.
CERISIERS , (le Pere) Jésuite,peu connu des Biographes ;jnais le peuple & même les âmessensibles , connaissent & lisent® Ve c plaisir sa Vie de Ste Géneviéveie tit ubant , 1713. “Ce petit ouvra*
» M (dit M. Berquin) qui fait>1 partie de la Bibliothèque bleue,
51 écrit cn quelques endroits avec« Hua affectation ridicule, est plein« de morceaux de la simplicité la" Plus noble & la plus onctueuse.»EERiSY, Voyez II. Habf.kt.CERONI, (Jean-Antoine) sculp-tcilr Milanois, mort à Madrid en1 6 4 o à l’âg e de 61 ans, fut appellee n Espagne , à cause de sa grandeï e Putation , par le roi Philippe IV .Ces beaux Anges de bronze, (unaes principaux ornemens d u nou-v 'j>« Panthéon de l’Escurial ) & lapflebre faqade de l’église de Saint“sienne à Salamajjque , font ceux*se ses ouvrages qui ont le plusc °ntribué à immortaliser son nom.CERQyozZI. Voyez MlCHEL-
«Ngk lies Batailles : n”. XII.
CERVANTES SuubU,Idniguel) naquit l’an i;4-, enEs-P*gne. Il a ce i a de commun avcc*{°n*tre, qu’on ignore fa patrie. En-r ?lé à aï ans fous les drapeaux deMarc-Antoìne Bolonnc , il 1e trouva®°mme simple soldat à la bataillede Lépante , s’y signala & y perdita main gauche. Esclave ensuitePendant cinq ans & demi , il ap-ïrit dc bonne heure à supporter«dverlìté. Dc retour en Espagne ,
C E R yoç
oìl il avoit été regardé dès son jeu-ne âge comme 1e meilleur poètede son tems , il fit jouer ses Co-médies avec le plus grand succès.Son Don Quichotte de la Mancheacheva fa réputation. Le duc deIcrme , premier ministre de Philip-pe III , peu ami des talens & desgens de lettres , le traita un jouravec trop peu de considération.Cervantes s’en vengea en entrepre-nant une satyre fine de la nation& du ministre , entêtés alors dechevalerie. Cet ouvrage , traduitdans toutes les langues des peu-ples qui ont des livres , est le pre-mier de tous les romans , par legénie, le goût, la naïveté , la bon-ne plaisanterie, l’art de narrer, ce-lui dc bien entremêler les aven-tures , celui de ne rien prodiguer ,& fui-tout par le talent d’instrui-re en amusant. On voit à chaquepage des tableaux comiques & desréfiexions judicieuses. Un joim quePhilippe III étoit fur un balcon dupalais de Madrid , il apperqut unétudiant qui, en lisant, quittoit deteins cn tems fa lecture, & se frap-poit le front avec des marques ex-traordinaires de plaisir : Cet hommeest fou, dit 1e roi aux courtisans ,ou bien il lit Don Quichotte . Le prin-ce avoit raison ; c’étoit effective-ment ce livre que l’étudiant li-soit. C’cst un ouvrage, disoit St.Evrcmond , que je puis lire toutema vie , fans en être dégoûté unseul moment ; de tous ses ouvra-ges que j'ai lus , ce scroit celuique i’aimerois le mieux avoir fait.J’admirc comment, dans la bouchedu plus grand fou de la terre, Cer-vantes a trouvé le moyen dc paraî-tre l’homme le pins entendu & leplus grand connoisscur qu’on puis-se imaginer. Le même écrivaindonnoit pour tout* conseil à unexilé , celui d’oublier sa maîtres-