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Tome IIe. [BA - CON.]
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,,. talent pour le mal que pour le„ bien. Cela peut-il être antre-„ ment, quand les intentions ne„ font pas droites ? Peut-être auffi„ est-ce faute de lumières. II Faitw de grandes doléances au roi.. .,, I> surprend sa bonté par de tels55 discours.... Le Pere de la Chaise55 est verni me voir, (dit-elle dans55 une autre lettre ) : il étoit gai,55 libre à fa maniéré. La visite5, avoit plus Pair d’une insulte que55 d’une honnêteté.,, Les Jansénis-tes lui furent encore moins favo-ravles que Madame de IHaintenon.Ils l’accuserent d’indulgence, danstin tems où , selon eux, il auroitdû être sévere. Ils le blâmèrentencore plus. d’être entré dans ton-tes les persécutions que la sociétéleur suscita. II est sur qu’il ne leurfut pas favorable , & qu'il tournal'esprit de son pénitent contr’eiix imais si on le compare à son suc-cesseur le Tetlier , il étoit très - mo-déré. II mourut en 1709,085 ans,membre de l'acadcmie des Inscrip-tions , dans laquelle il méritoit uneplace par son goût pour les mé-dailles. Voyez CAUllT.

CHALAIS , ( Henri de Taley-rand , prince de ) étoit un cadet del’illustrc maison de Talcyrani. IIparut à la cour de Louis XIII , &plut à ce prince par les agrémensde Ta figure , & par son habiletédans divers exercices. II fut nom-mé grand-maítre de la garde- robe.Gaston , frere du roi , en fit son fa-vori , & la fameuse duchesse deChevreufe , son amant. Le cardinalde Richelieu avoit indisposé unepartie des courtisans par son or-gueil & son despotisme, Gastonétoit à la tête des mécontens. IIîo forma n» complot pour assassi-ner le ministre, qui ayant su queChoiois y étoit entré, le su accu-ser par lî comte de Lm>igni d’a-

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voir conspiré contre la vie du roi.La cour étoit alors à Nantes , oùle grand-maître fut d’abord mis enprison. Une commission tirée duparlement de Bretagne , le garde-dcs-keiux Alarillac à leur tête,fit son procès. On peut voir la re-lation de ce procès dans le Jour-nal d'Aubery. Je dirai feulementque le bruit public dans le temsfut, (dit M. de Sur y) que le Comtes'étoit reconnu cous able d’avoir con-seillé à Gaston de quitter la cour $de se joindre aux Huguenots ; d 'avoirsollicité les Commandant de plusieursplaces importantes , de les livrer dCe prince pour les mettre en état derésister au Roi , d'exciter les troublesdans le royaume f enfin A'avoir assistéà un conseil où te grand-Trieur étoitavec ceux de s» faction , dans lequelon avoit proposé de poignarder le car-dinal de Richelieu , pour tirer deprison le maréchal d’ Ornano. „ T e Sfur. 11 1 les principaux chefs d’accu-sation. A I’cgard des autres qu ’® 11mêla dans cette grande affaire, I erapporterai feulement ce quele Pere Grist'et , & je laisserailecteurs la liberté d’en pe»‘^ce qti’íls jugeront à propos , ,Ktrouvant pas ce qu’il avance ‘P*puyé de preuves suffisantes.

,, paroit ( dit ce Jésuite ) » 8 " " '

„ eut encore d’autres dépositio ' 15 j

„ qui furent tenues plus„ car on ajoute que L'hatuis , *

„ par la force de la vérité ,

„ par l’espérance d'arréter les Pj,, cédures , cn nommant paru"

,, complices une Reine qu’ 01 . 1 ,

,, pouvoit s'empêolier de nieUv ger , avoit déposé qu’il s’et ^

,, agi parmi les conjurés, de„ déclarer le Roi impuissant ,

„ incapable de regner, de >»> ^

„ la couronne , de faire casser„ mariage avee Anne,, qui auroit ensuite épouse M