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CHAMILLARD, (Etienne) Jé-J, u ;te , né à Bourges en i6;L , cn-; e, Sna les humanités & la philo-lo Phie avec succès. On le vit pa-foitre ensuite dans les chaires, &* a nnoníja la parole île Dieu pcn-I n t vingt ans avec autant de ze-e 1»e de fruit. II mourut à Paris[" l 7Je. II étoit très - versé dansa oonnoiflance de ('antiquité. Oní ‘* e lui : 1. Une savante éditione Prudence à l’usage du Dauphin,, Veo u»e interprétation & des no-( Cs i Paris 1687 > in-4- Elle est ra-e- U. Dijsertationssur fluJìeursMé-•“w, Pierres gravées N autresAIo-MHriis A'antiquités , Paris, in - 4 ,jj/ *.*■ Le Pcre ChamillarA , qu’unej, .'"■nation naturelle avoit pwrté à^'Ude des Médailles , étoit deve-j 111111 antiquaire habile. Cependant( j, lle sir de posséder quelque chosev . C5ttra ordinaire , & qui ne se trou-d» Point dans les autres cabinets, l’Europe , l’aveugla fur deuxPiailles qu’il crut antiques. Lalumière étoit un Pacatien d’ar-° ut >médaille inconnue jusqu’à son(pe' S . ’ & qui l’est encore aujour-tr u '*. Le Pere ChamillarA, ayantbri llv é cette piece , en fit grand. st- Pacatien, selon lui,étoit unajl ; mais par malheur personneln *st lui 11’en avoit parlé, pas mè-p 0r Prehellius Pollio ; & ce tyran°>t de dessous terre , après 14c ’ 5 °ojiis d’oubli. La fausseté dete e médaille a été généralementl)nt? 8 nî Ue ’ depuis la mort de sonlan , ur- La seconde médaille surUn<> * k trompa aussi, étoitg r J Imite Faujlina, Grecque , detoit 1 ^stonze. La princesse y por-té . 0® d'Aurélia , d’où le Pereconclut qu’elle deseen-Emilie des Antonias, Elle^ 't été frappé , selon lui , en■';« 18 ’ í 3r * eS Mollis d'un Qttiri-°u. Urinus , qui desccndoit, à
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l’en croire, de ce Quirinus dont ilest parlé dans l’Evangile de S. Luc.L c Pere ChamillarA étala son éru-dition dans úne belle dissertation.II triomphoit, lorsqu'un antiquai-re Romain se déclara le pere A'An-nie Faujlina, & en fitvoir quelquesautres de la même fabrique. VoyezColqnia.
CHAMILLART , (Michel de )d’abord conseiller a u parlement deParis , maître des requêtes , con-seiller d’état , contrôleur-généraldes finances cn i6yq , & ministrede la guerre en 1707 , parvint ktoutss ces places par son adresseau billard , jeu qui plaisoit beau-coup k Louis XIV. II 11e voulut secharger ni des finances , ni de laguerre , qu’après que lc r^i lui eutdit : Jeferai votre second . 11 connois-seit lui-même son inhabileté , & ilécrivoit A Catinat : Je ne suis qu'unrobin qui fait son noviciat dans laguerre ; ainsi, entre vous sf moi,toutce que je vous dis ne veut rien dire.Les cris du public l’obligerent dese démettre de ces deux emplois ,du premier en 1708 , & du seconden 1709. (sVoyez BONNE VAL.) 11augmenta les impôts, il multipliales billets de monnoie , il vendità vil prix les croix de S. Louis;il se servit de tous les expédiensauxquels on a recours dans lesteins malheureux. U mourut en1721 à 70 ans . regardé comme unministre foible & incapable, (Voy.AIarchin ; ) mais comme un par-ticulier honnête homme. 11 donnaune grande preuve de fa probité ,lorsqu'il étoit conseiller au parle-ment. Rapporteur d’un procès in-justement perdu par fa négligence ,il rendit à la partie condamnéevingt mille livres dont il s’agissoitdans cette affaire.
CHAMILLY, (Noël Bouton de)cadet d’une maison ancienne, ori-